2015 : année noire du terrorisme

L’année 2015 tire sa révérence. On ne la regrettera pas ! Pour la France, en particulier, elle aura été l’annus horribilis avec les massacres perpétrés sur notre territoire par les djihadistes se réclamant du groupe terroriste Daech. La menace qui pesait depuis des années sur notre pays est soudain devenue réalité en janvier lorsque des fanatiques ont froidement et méthodiquement abattu à Paris les collaborateurs de Charlie hebdo. Quarante-huit heures plus tard c’est un hypermarché Casher à Vincennes qui était pris pour cible par un autre islamiste. Là encore des morts, des blessés et des rescapés traumatisés à vie.

Et puis en novembre il y a eu cette hécatombe en plein Paris. Une soirée d’horreur qui avait débuté au stade de France à Saint-Denis et qui s’est achevée au Bataclan. Une équipée sanglante menée par plusieurs groupes terroristes qui sur leur itinéraire ont mitraillé les terrasses des cafés où les consommateurs étaient attablés en cette douce soirée d’automne. 130 morts ce soir là et plus de 200 blessés dont 60 dans un état très grave. Un bilan qui aurait pu être beaucoup plus lourd si les terroristes-kamikazes étaient parvenus à pénétrer à l’intérieur du stade de France où 80 000 spectateurs, parmi lesquels François Hollande, assistaient à un match.

Drame évité de justesse

Deux massacres de masse, 150 morts au total qui ne doivent cependant pas occulter les attentats déjoués par la police ou ceux qui ont avorté comme celui dirigé contre une église de Villejuif ou encore le train Thalys où le drame a pu être évité de justesse grâce au courage de certains passagers. A cette liste sanglante il faut aussi ajouter la mort tragique d’Hervé Cornara, ce chef d’entreprise décapité par un de ses employés radicalisé qui avait, dans la foulée, tenté de faire exploser une entreprise.

Oui, en cette année 2015, le terrorisme s’est brutalement invité dans le quotidien des Français. La guerre du Proche-Orient qu’on regardait à la télé, confortablement installé, s’est importée aussi dans notre pays avec la même sauvagerie. L’état d’urgence est décrété sur tout le territoire. Policiers et militaires patrouillent dans les rues et protègent les points sensibles. La France est en guerre contre un ennemi fanatisé qui peut frapper à tout moment, n’importe où. Chaque Français est une cible potentielle pour ces criminels qui détestent ce que nous sommes, qui haïssent nos valeurs, qui rejettent notre civilisation.

L’angélisme béat a vécu

Il a malheureusement fallu ces terribles attentats pour que les yeux de nombre de nos compatriotes s’ouvrent enfin à la réalité. Cette année 2015 aura marqué la fin d’une époque. L’angélisme béat a vécu. La théorie du « padamalgam » que la classe politico-médiatique s’efforçait d’imposer contre toute évidence a été contredite par les faits. Tout le monde sait aujourd’hui que l’islam pose un problème à nos sociétés occidentales fondées sur la démocratie, précisément parce qu’elles sont démocratiques et s’appuient sur la volonté du peuple. Chose impensable dans les pays musulmans. Comment sortir de cet imbroglio ? Il n’y a pas trente-six solutions. Ou l’islam est capable de se réformer pour être compatible avec la démocratie ou on se dirige vers un choc des civilisations. C’est-à-dire une guerre généralisée à l’échelle de la planète. Nous n’en sommes pas encore là ! L’islam a, certes, une volonté hégémonique de conquête sur le monde mais il est très divisé alors que l’Occident reste uni sur ses valeurs. Il doit continuer à les affirmer, avec fermeté et détermination!