Ce chaos qui lentement s’installe dans le pays !

A quel jeu joue le pouvoir ? Un an après l’arrivée de Macron à l’Elysée l’horizon politique s’est brusquement assombri. Les Français s’inquiètent devant la dégradation de la situation. Ils ne comprennent pas la passivité de l’Etat face à la violence des activistes d’extrême gauche.

Les images des insupportables scènes d’émeutes du 1er mai à Paris ne s’effaceront pas de sitôt des mémoires. Des policiers et des gendarmes qui demeurent passifs alors que des hordes d’individus cagoulés saccagent le quartier de la gare d’Austerlitz. Au bilan plusieurs voitures brûlées ou endommagées, des dizaines de commerces vandalisés voire incendiés, du mobilier urbain détruit. Des dégâts qui se chiffrent par centaines de millions. Et un ministre de l’Intérieur qui, face aux critiques et aux questions légitimes qu’on est en droit de se poser face à ce qui ressemble à une grave faute d’appréciation de la situation croit se justifier en avançant un argument sidérant: « Il n’y a pas eu de blessés, sauf un CRS légèrement atteint » (NDLR : Il a reçu un pavé dans le dos) et d’ajouter : « On veut éviter les morts ! ». D’incroyable propos ! Surtout venant de celui qu’il faut bien appeler le premier flic de France! Quand on à la lourde responsabilité d’assurer la sécurité publique en France on ne peut pas-on ne doit pas!- avoir d’état d’âme ! Ancien professeur de lettres classiques Gérard Collomb doit sa nomination à sa fidélité absolue envers le président de la République. Une qualité certes nécessaire mais qui ne suffit pas quand on occupe un ministère régalien !

Une prime à la contestation violente

On comprend mieux dés lors pourquoi la situation s’est enlisée à Notre-Dame des Landes où le pouvoir se montre incapable d’évacuer les zadistes qui occupent illégalement des terres cultivables. 2500 gendarmes ridiculisés par 300 hurluberlus. Au train où vont les choses il se pourrait même que l’Etat redistribue gratuitement à ces squatteurs des terres acquises par expropriation avec l’argent du contribuable. Une prime à la contestation violente en quelque sorte qui se double d’une insulte aux vrais paysans qui triment 70 heures par semaine pour un revenu inférieur ou à peine égal au RSA. On comprend que le monde agricole soit vent debout contre cette décision : « On n’acceptera pas que des gens qui n’ont rien à faire là s’approprient des terres en dehors du cadre légal » gronde le président de la chambre d’agriculture de Loire-Atlantique. Comme on le comprend !

Un pouvoir qui renonce à se faire respecter et qui n’a plus l’autorité pour faire appliquer en tous lieux l’Etat de droit ne peut qu’encourager la contestation et les revendications qui s’expriment à travers le pays. Les gauchistes l’ont bien compris. Bien que minoritaires parmi les étudiants ils ont réussi à occuper plusieurs universités avant d’être délogés par la police. En attendant ils avaient consciencieusement saccagés et tagués les locaux dans lesquels ces apprentis révolutionnaires fabriquaient des cocktails molotov. Surtout ils voulaient empêcher que se tiennent les examens. Mauvais calcul ! Ceux-ci se sont déroulés dans des lieux décentralisés. Mais que de temps et d’énergie perdus ! Quant à la remise en état des lieux, elle coûtera des dizaines de millions aux contribuables.

Avec un ministre de l’Intérieur paralysé à l’idée de voir couler la moindre goutte de sang – syndrome de Malik Oussekine ! – ce n’est pas demain que l’Etat ira à la reconquête des cités sensibles, ces zones de non-droit ou plus exactement celles où ne s’exercent plus les lois de la République. Ces banlieues abandonnées aux barbus et aux trafiquants de drogue où règne le communautarisme et où s’exerce la discrimination vis-à-vis des femmes.

Pas d’excès de zèle

Dans ces conditions on peut se demander à quoi va servir cette fameuse police de sécurité du quotidien(PSQ) lancée il y a tout juste trois mois et qui doit concerner d’ici 2019 une soixantaine de quartiers dit de « reconquête républicaine ». On peut parier que les commissaires de police ne feront pas d’excès de zèle pour interpeller les délinquants, tant Collomb est tétanisé à l’idée d’avoir à gérer une nouvelle affaire Théo.

Pendant ce temps des quartiers de Paris se transforment en véritables cloaques. Des bidonvilles surgissent çà et là au gré des flux d’arrivées de clandestins venus d’Afrique. Les riverains n’en peuvent plus de subir cette invasion et de vivre dans la saleté et une insécurité permanente. Anne Hidalgo a fait mine de s’en émouvoir pour mieux accuser le gouvernement de ne rien faire.

Comment s’étonner dés lors que les syndicats en perte de vitesse tentent de se refaire une santé sur le dos du pouvoir ? Amalgamer tous les mécontentements : tel est l’objectif qu’ils se sont fixés. Peu importe que les revendications du personnel hospitalier n’aient rien à voir avec celles des étudiants ou des retraités, l’essentiel est de susciter « la convergence des luttes ». Comme en 1968 !

Ce que ne veulent pas voir nos stratèges de pacotille, gavés de subventions étatiques, c’est qu’en un demi-siècle le monde a bien changé. La société française s’est transformée en profondeur. Du plein emploi de l’époque on est passé à un chômage structurel. Les industries ont quitté le pays. La sidérurgie a disparu. Les mines ne sont plus qu’un lointain souvenir. Seules survivances de ce monde ancien des sociétés comme Air France et la SNCF dont les personnels bénéficient de salaires et d’avantages d’une autre époque et qui refusent de se plier à la règle commune, celle de se serrer la ceinture.

En attendant les grèves qu’elles poursuivent depuis plusieurs semaines pénalisent la vie familiale et professionnelle de nombreux Français et touristes étrangers. Chaque entreprise a déjà perdu plusieurs centaines de millions d’euros. Un coût financier auquel s’ajoute l’impact négatif sur leur crédibilité. Une fois de plus c’est l’Etat actionnaire, donc le contribuable, qui devra mettre la main à la poche pour les renflouer !