Ce grand déclassement qui va de pair avec le grand remplacement

La France recule au 7e rang de l’économie mondiale. Elle a été doublée en 2017 par l’Inde d’après le classement établi par la Banque mondiale.

Eh oui, il faut se rendre à l’évidence. La France n’est plus la cinquième puissance mondiale comme le croient – ou feignent de le croire – les partisans d’une immigration sauvage quand il s’agit d’accueillir les réfugiés de l’Aquarius. Elle avait déjà perdu cette place dès 2013 au profit de la Grande-Bretagne. Quatre ans plus tard elle recule encore d’un cran sur le tableau dépassée par l’Inde qui affiche un PIB de 2 597 milliards de dollars contre 2 582 pour la France.

Il est vrai que la (mauvaise) nouvelle est passée totalement inaperçue lorsqu’elle a été rendue publique le 10 juillet dernier par la Banque mondiale. A l’époque toute l’attention des médias se concentrait sur la Coupe du monde. La France tout entière était dans l’attente de la victoire des Bleus. Une euphorie collective que rien, absolument rien, n’aurait pu contrarier.

L’annonce n’a pas été une surprise pour les économistes, encore moins pour le gouvernement, la Banque mondiale ne faisant que confirmer l’information révélée en début d’année par le Centre for économics and business research (CEBR), un cabinet basé à Londres spécialisé dans la gestion des affaires qui fait référence dans ce domaine.

Sans surprise, les Etats-Unis occupent toujours la première place du classement avec un PIB de 19 391 milliards de dollars, devant la Chine avec 12 238 milliards. Le Japon conservant la 3e place du podium avec un PIB de 4 872 milliards de dollars devançant l’Allemagne (3 677 milliards) et la Grande-Bretagne (2 622).

Le PIB, rappelons-le est l’indicateur économique qui mesure le niveau de productivité d’un pays. Sa capacité à produire de la richesse. Il prend en compte la somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises nationales ou internationales situées sur son territoire.

Pourquoi ce décrochage ?

« En France on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! ». On mesure aujourd’hui l’étendue des dégâts causés par ce slogan lancé au lendemain du premier choc pétrolier de 1973. On a exporté à l’étranger et notamment vers les grands pays émergeants, et ceux du Tiers-monde notre technologie, notre matière grise, le savoir-faire de nos savants, de nos ingénieurs et de nos techniciens. On y a créé des usines, des entreprises de haute technicité dans les domaines de pointe. Résultat, ces pays sont devenus aujourd’hui nos plus redoutables concurrents.

La Chine toujours communiste, mais résolument tournée par le capitalisme a dépassé la France en 2006 et s’est lancée à la poursuite des Etats-Unis pour espérer devenir dans quelques années la première économie mondiale. Quand à l’Inde qui occupait le 13e rang mondial en 2006, voilà qu’elle est en train de se hisser vers le haut du tableau avec en ligne de mire la 5e place occupée par la Grande-Bretagne, l’ancienne puissance coloniale !

A l’inverse, la France ne cesse de dégringoler. Rien d’étonnant à cela. Son PIB est resté globalement le même depuis 10 ans. Sa balance commerciale est déficitaire depuis 2007. Si des usines se créent, elles emploient moins de personnes que celles qui ferment. Le coût du travail horaire dans l’hexagone a provoqué la délocalisation hors de nos frontières des industries nécessitant une main d’œuvre importante. Dans le secteur de l’automobile, la production de véhicules est tombée de 3 millions en 2007 à 2 millions en 2016. Et le mouvement n’est pas près de s’arrêter. Il se mesure avec la fuite des cerveaux à l’étranger : ingénieurs de haut niveau, et diplômés des grandes écoles qui doivent s’expatrier faute de trouver du travail dans leur propre pays. Autres signes inquiétants : la diminution des dépôts de brevets français, mais aussi la création de start-up françaises notamment dans la Silicon Valley.

Transfert de richesses

C’est ainsi qu’on assiste à un transfert de richesses de la France vers l’étranger. Et Super Macron ne pourra rien faire pour enrayer ce mouvement. D’ailleurs, le voudrait-il, lui qui est un fervent partisan de la mondialisation ? On ne s’étonnera donc pas que les chantiers de Saint-Nazaire aient été rachetés par l’Italien Fincantieri et Alstom par l’Allemand Siemens. Tout récemment c’est la célèbre entreprise d’armement Manurhin qui a été acquise par un groupe industriel des Emirats arabes unis sans que l’Etat lève le petit doigt pour aider cette société quasi-centenaire à trouver les fonds propres que lui refusaient les banques.

Eh oui, pendant que l’Etat continue à brader notre patrimoine industriel au plus offrant, c’est la question des migrants et de leur accueil qui monopolise l’intérêt des médias. Une fuite silencieuse des cerveaux d’un côté. Une arrivée orchestrée d’une population miséreuse et inculte de l’autre. Ce n’est pas ainsi que le navire France pourra se redresser.

Les économistes ne s’y sont pas trompés qui estiment que notre pays pourrait être rétrogradé au 9e rang mondial d’ici une quinzaine d’années seulement et même disparaître du TOP 10 à l’horizon 2050. Un suicide programmé!