Ces maires qui achètent la paix sociale en pactisant avec les islamistes

Miser sur le communautarisme islamique. C’est ce que certains maires n’hésitent pas à faire pour conserver leur fauteuil aux prochaines municipales.Le clientélisme électoral n’est pas mort. Au contraire il se porte plutôt bien et prospère même dans les banlieues de l’islam. L’enquête édifiante menée par la journaliste Eve Szeftel jette un véritable pavé dans la mare du « vivre ensemble » dont on nous a rebattu les oreilles pendant des années et dont les politiques reconnaissent aujourd’hui l’échec total.

Un « vivre ensemble » qui dans certaines villes de Seine-Saint-Denis prend l’allure d’un véritable pacte de collaboration entre la mairie et des membres, pas toujours très recommandables, de la communauté musulmane. Un jeu dangereux et malsain pour la démocratie qui se fait au détriment de l’intérêt général.

Dans son livre choc « Le maire et les barbares », Eve Szeftel cible particulièrement la ville de Drancy où le maire a instauré un clientélisme électoral à l’égard des voyous de la cité Paul-Eluard et des islamistes pour servir ses ambitions politiques personnelles. Dans une interview au Point (13/02/20), la journaliste explique : « Entre 2010 et 2014, Jean-Christophe Lagarde distribue aux associations de la ville pas loin de 400 000 euros de sa réserve parlementaire qui existait encore à l’époque. Plus de la moitié de cet argent est octroyé à des associations communautaires dont certaines sont des coquilles vides sans activité réelle… Il alloue ainsi 80 000 euros à l’association culturelle des musulmans de Bobigny qui atterrissent sur les comptes de l’association cultuelle. Cela revient à financer directement la mosquée… Ce que montre mon enquête c’est que la conquête électorale de 2014 se fait aussi et surtout par la violence : c’est là que le pacte avec les caïds locaux prend tout son sens… C’est la loi des cités appliquée à la politique. La démocratie aux mains des voyous ».

Emplois de complaisance

Ainsi des maires qui se prétendent républicains n’hésitent pas à pactiser avec les ennemis de la République et de la démocratie dont ils font leurs agents électoraux moyennant privilèges et emplois de complaisance – auxquels les bénéficiaires ne pourraient prétendre faute de qualification – dans le seul objectif de servir leurs ambitions politiques personnelles. Tel Janus aux deux visages, le député Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, tient un double discours selon qu’il s’adresse à son électorat ou au grand public.

Combien de temps l’élu de Seine-Saint-Denis pourra-t-il encore jouer à ce jeu dangereux autant que malsain qui lui a déjà valu des mises en garde de la préfecture- dont il n’a, jusqu’à présent, pas tenu compte- mais surtout une enquête du parquet national financier qui risque de déboucher sur des poursuites judiciaires ? Seule certitude pour l’heure, Lagarde contrevient à l’article L 106 du code électoral qui dispose : « Quiconque par des dons ou libéralités en argent ou en nature, par des promesses de libéralités, de faveurs, d’emplois publics ou privés ou d’autres avantages particuliers, faits en vue d’influencer le vote d’un ou plusieurs électeurs aura obtenu ou tenté d’obtenir leur suffrage, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un tiers, quiconque, par les mêmes moyens, aura déterminé ou tenté de déterminer un ou plusieurs d’entre eux à s’abstenir, sera puni de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 euros ».

Comment résister à la tentation du clientélisme quand on est maire d’une commune de banlieue ? « On ne naît pas forcément communautariste, on peut aussi le devenir par la force des choses » souligne le Point qui cite le témoignage terrible d’une ancienne adjointe au maire d’une commune de la banlieue nord de Paris. « Je crois qu’il avait vraiment l’intention d’être un maire intègre, mais qu’il a été rattrapé par le pouvoir de la rue. Personne ne peut lutter ».

Collabos de l’islamisme

C’est ainsi que par ambition, par opportunisme ou par pusillanimité, des élus de la République s’affranchissent des obligations de leur charge pour devenir des collabos de l’islamisme. Un phénomène politique tabou qui pose un véritable problème vis-à-vis de la laïcité et pour l’avenir de notre démocratie. Plus grave encore que « Les territoires conquis de l’islamisme » pour reprendre le titre de l’ouvrage de Bernard Rougier (France-patriote du 21/01/2020), cette imprégnation de l’islamisme dans la société française est le grand défi auquel les responsables politiques de notre pays vont devoir faire face ces prochaines années.

Les signaux n’ont pourtant pas manqué au cours des dernières décennies. Ceux qui ont osé alerter sur les menaces que la montée de l’islam politique faisait courir à notre société ont été montrés du doigt, traités d’islamophobes, poursuivis devant les tribunaux et souvent condamnés. Aujourd’hui, force est de reconnaître que les événements leur ont donné raison. Comme ses prédécesseurs Macron s’est saisi du problème. Mais pas plus qu’eux il ne sait comment le traiter. Dénoncer l’islamisme sans stigmatiser les musulmans, tel est le dilemme dans lequel nos dirigeants se sont enfermés. Un piège qui leur a été tendu par nos adversaires qui ne ménagent pas leurs efforts pour marteler que l’islam en tant que religion n’a rien à voir avoir l’islamisme ou islam politique. Surtout pas d’amalgame ! répètent-ils à l’envie pour se dédouaner des crimes commis en France et à travers le monde par les jihadistes. Ce qui n’empêche pas certains islamologues et apostats de l’islam de nier cette différence. Ainsi le poète et homme politique Kabyle Ferhat Mehenni qui affirme : « L’islam c’est l’islamisme au repos et l’islamisme c’est l’islam en mouvement ».