Christian Estrosi (dit Kiki l’entourloupe) et le pillage des caisses de retraites du privé

Notre Kiki, toujours plus filou, s’autoproclame aujourd’hui modèle républicain et pourfendeur du front national, au sein d’une famille politique à laquelle il ne fut pas toujours fidèle. Il apparait sous les banderoles du Front National en 1988,  puis en compagnie de Jean-Marie Le Pen en 1993. En mars 1998, le futur ministre de l’Industrie de Nicolas Sarkozy plaidait pour une alliance entre le RPR et le FN en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA).

Une entourloupe entre l’Etat, le sénat et notre kiki national

Le 9 février 2010, Christian Estrosi, ministre chargé de l’industrie, est très satisfait d’avoir obtenu l’accord du Sénat pour la signature d’un protocole d’accord entre l’AGIRC, l’ARRCO et l’IRCANTEC concernant les retraites complémentaires des salariés de la Poste.

Avec cet accord  qui prévoit un  changement de statut de La Poste, les salariés embauchés à compter du 1er janvier 2011 seront affiliés au régime de droit commun des retraites complémentaires,  celui de l’AGIRC-ARRCO. Une soulte de 6 milliards d’Euros prélevés dans les caisses de retraites du privé est versée à l’Ircantec. Celle-ci considère en effet, que les nouveaux embauchés de La Poste relevant désormais d’un autre régime, cela lui occasionnera des pertes de cotisations futures.

Elle exige donc avec la bénédiction de notre Kiki et du sénat une indemnisation calculée sur cinquante ans.

L’Ircantec réclame donc des cotisations pour des employés dont certains ne sont même pas encore nés et, pour cela, “pompe” goulûment  dans les caisses Agirc-Arrco, dont les finances sont menacées de déficit à très court terme.

Christian Estrosi se félicite : « A l’occasion des débats parlementaires sur la réforme du changement de statut de La Poste, j’avais tenu à défendre des dispositions très protectrices pour les régimes de retraite complémentaire des salariés de La Poste. La signature de ce protocole qui est la suite logique de la loi de février 2010 est une très bonne nouvelle pour les salariés de La Poste.»

Une chaîne de Ponzi au détriment des salariés du privé.

Une chaîne de Ponzi* est une escroquerie faisant croire à ceux qui confient de l’argent à un organisme collecteur, qu’ils vont de facto bénéficier d’une plus-value exemptée de tous risques importants.

Le principe consiste à verser des revenus aux plus anciens cotisants grâce aux apports des nouveaux venus. Il atteint son objectif aussi longtemps qu’il y a de nouveaux apporteurs de fonds. Ce système s’effondre de lui-même lorsqu’il n’y a plus de nouveaux apports. Un système qui n’est pas sans rappeler celui de notre Sécurité sociale.

Le but de cette manœuvre

Sous la houlette de monsieur “vous voulez le savoir ? je vais vous le dire!” alors président de la république, l’objectif de cette entourloupe était de diminuer les dépenses de l’Etat liées aux retraites de la fonction publique dans le collimateur des commissaires européens. L’ignominie consistait à  instituer brutalement  une sorte de nouvel impôt sur les classes moyennes déjà plus que sollicitées.

Bon courage aux habitants de la PACA !

Eh oui! Bon courage aux habitants de la région PACA qui vont devoir se coltiner pendant 6 années une gouvernance assurée par ce personnage dont les principales qualités ne sont ni le sens de l’équité, ni celui de l’honnêteté intellectuelle, ni un sens aigu de la gestion.

Dommage pour nos compatriotes y compris  pour les socialistes membres de l’ordre du dindon, lequel ordre n’a ni fini  de se faire plumer, ni fini de se faire farcir.

*Cette arnaque doit son nom à Charles Ponzi, employé de bureau, à l’origine de cette première escroquerie en 1919. Le dernier cas connu est celui de Bernard Madoff, ancien président du Nasdaq. Le banquier véreux a été arrêté en 2008 pour cette escroquerie géante durant la crise des surprimes. Il a été condamné au États-Unis à 150 ans de prison ferme.