Déchéance : taisez-vous Taubira !

On croyait avoir tout vu, tout entendu, le tout et son contraire ! Mais ce gouvernement nous réservait encore une surprise de taille. Placé devant une situation inédite dans les annales de la vie politique française où la ministre de la Justice combat la loi qu’elle est censée défendre, l’exécutif décide de passer outre à son opposition.C’est le premier ministre lui-même qui défendra l’ensemble de la réforme constitutionnelle qui prévoit la déchéance de la nationalité pour les terroristes binationaux nés français.

Du jamais vu à ce niveau. Une situation où l’absurde le dispute au ridicule. On est loin de la fameuse solidarité gouvernementale, le contrat moral qui unit les ministres entre eux. Mais, malgré tout, on reste dans la définition restée célèbre de Jean-Pierre Chevènement : « Un ministre çà ferme sa gueule ou çà démissionne ! » qu’il s’était appliqué à lui-même en quittant en août 2000 le gouvernement Jospin dont il était le ministre de l’Intérieur.

Mise à l’écart d’office

Avec une différence tout de même, c’est que Christiane Taubira n’a pas choisi de se taire. Elle a été fermement priée de ne pas intervenir dans le débat par le président de la république, lui-même. Un « Taisez-vous Taubira ! », une mise à l’écart d’office pour l’ex militante indépendantiste, qui se voit privée de parole à l’occasion d’un débat capital qui concerne l’identité française confrontée à la guerre menée sur notre territoire par des ennemis de notre pays, de notre peuple et de notre civilisation.

On peut se poser une nouvelle fois la question de savoir pourquoi la garde des Sceaux reste-t-elle dans un gouvernement conduit par un premier ministre qui est son ennemi intime ? On peut tout aussi bien se demander pourquoi le président de la république accepte de la maintenir au sein du gouvernement, en dépit de son opposition affirmée à cette loi, mais aussi de sa désastreuse politique pénale qui a mobilisé contre elle avocats, policiers, magistrats, bref toute la chaîne pénale ?

Assise sur un siège éjectable

La voilà mise sur le banc de touche, condamnée à assister muette aux débats qui s’ouvriront le mois prochain devant l’assemblée nationale. Une punition pour cette pasionaria pétrie de haine contre nos valeurs qui, en refusant de démissionner de son poste ministériel, montre la limite de ses piètres  convictions.

Elle sait qu’elle est en sursis. Qu’elle est assise sur un siège éjectable et que François Hollande attend son heure pour appuyer sur le bouton qui la mettra hors d’état de nuire. Une erreur de casting dont il est, pourtant, pleinement responsable !

Reste que l’attitude de la garde des Sceaux, parfaitement incohérente sur un plan politique, ne l’est pas, semble-t-il pour l’opinion publique. Dans un sondage Ifop du 12 janvier, 54% des français pensent « qu’elle peut rester au gouvernement ». Vous avez dit incohérence ?