En insultant la France, le candidat Macron s’est disqualifié

Comment peut-on être candidat à l’élection présidentielle quand on méconnait à ce point l’histoire récente de notre pays ? Pire quand on insulte aussi gravement la France depuis un pays devenu étranger ?

On savait que Macron n’avait pas la fibre patriotique. On ignorait que le candidat « ni de gauche, ni de droite » appartenait à l’engeance des renégats. Se rendre en Algérie pour déclarer à une chaine de télévision que « la colonisation est un crime contre l’humanité » disqualifie à jamais son auteur. L’ancien ministre de l’Economie est un traitre à son pays, à sa patrie ! Il est salutaire, finalement, qu’on le sache maintenant, avant l’élection présidentielle.

Car les mots ont un sens. Qu’y a-t-il de plus monstrueux qu’un crime contre l’humanité, surtout s’il est commis par un Etat. La charte du Tribunal de Nuremberg définit le crime contre l’humanité comme « L’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation ou tout autre acte inhumain commis contre les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou lors de persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux ».

Au procès de Nuremberg qui a jugé les dirigeants nazis, 12 seulement seront condamnés à mort pour crime contre l’humanité. En septembre 1991, Klaus Barbie s’est vu condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour crime contre l’humanité. Il était reproché au « boucher de Lyon » le rôle éminent qu’il a tenu dans la rafle de milliers de juifs de France et leur déportation vers les camps de la mort. En novembre 2006, c’est également sous ce même chef d’inculpation que Saddam Hussein a été condamné à mort par pendaison pour un massacre commis à Doujaïl où 150 chiites avaient péri.

Folie meurtrière

Si avant de se lancer dans sa diatribe insensée, le fondateur d’En Marche, s’était documenté sur l’Algérie, il aurait compris, à travers les témoignages, notamment ceux recueillis par le journaliste Yves Courrière, la réalité de la guerre d’indépendance menée par le FLN. Ainsi, en août 1955, à El Halia, prés de Constantine, les terroristes vont se livrer à une folie meurtrière sur les habitants de cette petite cité minière. On dénombrera 123 cadavres (71 européens, 31 militaires et 21 civils musulmans) dont un nouveau-né de 4 jours, atrocement mutilés, à l’issue de cette tuerie.

Horrifié par cette sauvagerie extrême, Jacques Soustelle, gouverneur général de l’Algérie, chargé par le gouvernement de trouver une solution politique lâchera dépité : « On ne discute pas avec des gens comme çà ! ».

Autre exemple de la cruauté de ceux que l’on appelait « les rebelles ». En 1957, le village de Melouza et ses 374 habitants, des musulmans opposés au terrorisme du FLN, est attaqué et encerclé par des hommes armés. Une expédition punitive pour l’exemple. Tous les hommes seront tués par balles ou massacrés à coup de couteau ou de pioche. Un horrible carnage que découvrira l’armée française en relevant 315 cadavres. Emmanuel Macron n’a pas plus entendu parler, sans doute, de la terrible journée du 5 juillet 1962 à Oran où des centaines d’européens ont été massacrés ou enlevés à jamais par des hordes qui fêtaient l’indépendance de l’Algérie ?

Et c’est aux dirigeants de ce pays dont certains ont du sang d’innocents sur les mains que Macron rend visite pour faire repentance ! Quelle honte pour notre pays ! Quelle insulte pour les familles qui ont perdu un ou plusieurs êtres chers dans les sanglants attentats ! Personne n’obligeait le candidat Macron à se rendre en Algérie. Personne ne lui demandait de s’immiscer dans le délicat et épineux dossier des relations franco-algériennes. Que connait-il de la diplomatie ? Que sait-il de l’extrême susceptibilité des arabo-berbères dés qu’on aborde ce sujet ? Sans parler de l’écho de ses propos sur les « jeunes »des banlieues éduqués dans la haine de la France.

En s’avançant sans précaution dans le magasin de porcelaine algérien, l’éléphant Macron s’est pris les pieds dans le tapis. « C’est pire qu’un crime, c’est une faute » avait déclaré Joseph Fouché, ministre de la police de Napoléon Bonaparte, après l’assassinat du duc d’Enghien en mars 1804, voulant dire par là que la faute politique était plus importante que la faute morale.

Autre erreur majeure du candidat, s’être rendu en région PACA pendant le week-end sachant qu’il allait être confronté à la colère des Pieds-Noirs et des harkis, ce qui n’a pas manqué de se produire. Ultime maladresse de sa part : avoir lancé à leur adresse la désormais célèbre phrase « Je vous ai compris ! » prononcée par le général de Gaulle en 1958 sur le forum d’Alger. Une phrase qui résonne avec un goût amer aujourd’hui pour les Français d’Algérie car synonyme de tromperie. A quand la prochaine bourde ?