Eric Zemmour privé d’antenne par le CSA

Depuis le temps qu’ils en rêvaient !!! Le CSA a pris l’incroyable décision d’empêcher le journaliste de s’exprimer en l’interdisant d’antenne. Motif invoqué Zemmour est « un acteur du débat politique national » en tant que candidat possible à l’élection présidentielle. En demandant aux chaînes télé de décompter le temps de parole du chroniqueur vedette de Cnews, l’autorité de régulation de l’audovisuel vient d’inventer un nouveau concept : la présomption de candidature.

Un truc inédit taillé sur mesure pour lui par l’organisme qui est précisément chargé de veiller à la liberté d’expression des opinions. Du grand art si l’on peut dire qui permet de faire d’une pierre deux coups : baillonner Eric Zemmour et obliger Cnews, la chaine qui dérange le pouvoir à se séparer de lui avec l’espoir secret de lui faire perdre une partie de ses télespectateurs les plus fidèles. Car le journaliste a été le carburant de la chaine de Vincent Bolloré. Il a fait grimper en flêche son audience grâce notamment à l’émission « Face à l’info » qui la semaine dernière a réuni le chiffre record de 852 000 télespectateurs.

Eric Zemmour dérange ! Il dit tout haut ce que des millions de Français ressentent. Aucun sujet n’est tabou et tant pis pour ceux qui fulminent quand il établit un lien entre l’immigration, la délinquance et le terrorisme. Ses livres sont des best-sellers tirés à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, sa venue sur les plateaux télé fait grimper l’audimat. Insupportable pour la caste politico-médiatique et le camp de la bien-pensance d’entendre ce patriote défendre avec autant de passion son pays ! Vivre en homme libre dans la France de Macron demande du courage !

Tout a été fait pour faire taire ce diable d’homme. On ne compte plus les procès pour « provocation à la haine raciale » envers les musulmans que lui ont intenté les associations antiracistes toujours aux aguets pour poursuivre devant la 17e chambre correctionnelle l’auteur du Suicide français. Mais il en faudrait plus, beaucoup plus pour museler le polémiste que le débat d’idées stimule. Tel un mousquetaire il tire son épée prêt à en découdre avec son contradicteur dans quelque domaine que ce soit. Ceux qui ont osé le défier sur les plateaux télé en ont été pour leurs frais.

La classe politique s’inquiète

Depuis quelques mois, pourtant, la classe politique s’inquiète. Les bruits d’une éventuelle candidature d’Eric Zemmour à la présidentielle circulent dans les rédactions parisiennes. Ce qui aurait pu apparaître un temps comme un gag est aujourd’hui pris très au sérieux. L’homme qui n’est pas(encore) candidat monte dans les sondages et le pouvoir s’affole ! Alors que le scénario de la prochaine élection présidentielle semblait écrit d’avance avec un duel Macron-Le Pen au second tour , la candidature d’Eric Zemmour pourrait tout remettre en question. Car les sondages qui situent le candidat potentiel à 8% indiquent qu’il pourrait prendre des voix tant chez les Républicains qu’au Rassemblement national. Une véritable torpille pour Marine Le Pen plus du tout assurée d’être présente au second tour mais un coup dur aussi pour Macron qui espère un face-à-face avec la présidente du Rassemblement national pour être réélu.

Car Marine Le Pen n’a aucune chance d’accéder au pouvoir. Son entourage ne se fait d’ailleurs aucune illusion sur ses chances de l’emporter. « Voter pour Marine Le Pen c’est voter pour Macron » n’a pas hésité à lancer Zemmour sur le plateau de Laurent Ruquier. C’est cette conviction profondément ancrée en lui qui va déterminer le polémiste à se lancer dans le grand bain de la campagne. Une candidature qui ne sera pas pour témoigner mais pour gagner. Certes il n’a pas de parti pour le soutenir, mais cette faiblesse peut finalement être sa force. Les Français, à droite comme à gauche, se sont progressivement éloignés des partis politiques. Chez les Républicains comme au Rassemblement national les adhésions ont chuté ces dernières années. Pendant ce temps la France se droitise de plus en plus. Une évolution de l’opinion publique que se mesure enquête après enquête et qui touche tous les partis.

Dans ce contexte de recomposition politique et de rejet des appareils partisans, la candidature d’un homme neuf, brillant, cultivé, intelligent, fonceur et courageux a de quoi séduire un électorat déboussolé qui se désole de voir l’état calamiteux de son pays. Le tout dernier sondage de l’Ifop lui accorde un potentiel électoral de 19%, ce qui est énorme alors qu’il n’est qu’un candidat virtuel et que l’élection présidentielle aura lieu dans sept mois. Mais sa notoriété qu’il a vu grandir au fil des mois du fait de son exposition médiatique en fait la cible toute désignée du système qui ne tolère pas les électrons libres. On se souvient de la candidature de Coluche crédité de 16% des voix à la présidentielle de 1981 et qui avait dû renoncer suite à des pressions allant jusqu’à des menaces de mort.

Certes il n’est pas dans notre esprit de comparer l’amuseur public au talentueux polémiste. Néanmoins, tout comme Coluche, Zemmour doit s’attendre à tous les mauvais coups, à toutes les perfidies. Il sait qu’il ne sera pas épargné par le pouvoir. Fin juin, alors que son dernier livre La France n’a pas dit son dernier mot était sur le point de paraître, Albin Michel, l’éditeur de ses cinq précédents ouvrages lui a annoncé qu’il renonçait à le publier. Raison invoquée : l’auteur « souhaitait devenir un homme politique » et voulait « faire de son prochain livre un élément clé de sa candidature ». Belle hypocrisie ! Comme pour le CSA dont le président est nommé par le président de la République on voit bien qui est derrière ces coups tordus. « Il faut s’attendre à tout en politique ou tout est permis, sauf de se laisser surprendre ». Une citation de Charles Maurras qu’Eric Zemmour doit méditer en ce moment.