Faisons un vœu pour 2017 : que les patriotes enfin s’unissent !

L’année 2017 sera celle des élections majeures. L’élection du président de la République sera suivie quelques semaines plus tard de celle des députés. Les patriotes parviendront-ils à s’unir pour espérer peser dans le débat public ?

Les sondages et les commentateurs s’accordent pour estimer que Marine Le Pen sera très probablement qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle. Mais le mode de scrutin impose de réunir 50% des voix plus une pour l’emporter. Aujourd’hui, on est loin du compte. Selon un sondage IPSOS du 14 décembre dernier la présidente du Front national recueillerait entre 24 et 25 % des intentions de vote derrière François Fillon crédité de 26 à 29 % de suffrages potentiels. 

Mais, à quatre mois du scrutin, les jeux ne sont pas faits. Un sondage Odoxa pour France info publié la veille de Noël révèle que pour 55 % des Français Emmanuel Macron ferait un meilleur président que François Fillon. On n’est donc pas à l’abri d’une surprise. Qui pourrait être l’élimination de Marine Le Pen dés le premier tour! D’autant qu’ on ne connait pas tous les enjeux, ni les thématiques de la prochaine élection présidentielle. Gageons que l’actualité de ces prochains mois va nous en fournir la matière. Un nouvel attentat replacerait la double thématique immigration-insécurité au cœur du débat public. Elle serait, à priori, favorable au FN qui pourrait, sans doute, engranger un à deux points supplémentaires.

Au Top 50 des personnalités préférées des Français

Insuffisant cependant pour espérer l’emporter au second tour. Car, n’en déplaise aux Marinistes, si la présidente du Front national vient d’entrer pour la première fois dans le Top 50 des personnalités préférées des Français (37e), elle est loin de faire l’unanimité. 10% des personnes interrogées ont une opinion « très positive » d’elle, mais 46% en ont une opinion « très négative ». Ce qui constitue évidemment un handicap lorsqu’il s’agit de rassembler le plus largement possible au second tour.

Marine Le Pen doit donc nouer des alliances avec des candidats dont le programme est compatible avec celui du Front national. On pense, bien évidemment, au souverainiste Nicolas Dupont-Aignan crédité actuellement de 5 à 8% des intentions de vote. Pourtant « Debout la France » n’a pas répondu aux sollicitations du FN. Est-ce l’esprit de parti qui l’a emporté ? Un problème d’égo ? la crainte d’être avalé par un Front national trop vorace ?

Il est vrai que le précédent du SIEL, ce petit parti allié du Front national et qui vient de s’en séparer, n’est pas fait pour encourager les rapprochements. « Le Front national n’a pas besoin d’alliés, mais de ralliés » déplore Me Karim Ouchikh, son président. On se souvient aussi du « Rendez-vous de Béziers » organisé fin mai 2016 par Robert Ménard, maire de la ville. Une tentative pour rassembler « la vraie droite » sur la base d’une cinquantaine de propositions parmi lesquelles la sortie de l’espace Schengen, la préférence nationale pour l’emploi et le logement, l’interdiction du voile islamique dans l’espace public ou encore la suppression du droit du sol. Toutes propositions que le Front national version Jean-Marie Le Pen avait dans son programme, mais qui suscitent aujourd’hui l’agacement chez certains dirigeants frontistes. Florian Philippot, notamment, qualifiant avec mépris le rassemblement de Béziers de « petite mouvance d’extrême droite ». Des piques inutilement blessantes visant des patriotes sincères que l’on souhaite ne plus entendre en cette année 2017. C’est notre vœu le plus cher. L’enjeu de ces élections est trop important pour la France. Bonne année à tous !