George Soros, l’homme de tous les coups tordus!

On a vu son ombre maléfique se profiler derrière la ténébreuse affaire des « Panama papers ». Il a soutenu les événements d’Euromaïdan en Ukraine. Il est un des sponsors reconnus des activistes No Border. Certains croient savoir qu’il est aussi derrière les hystériques Femen. Qui est donc le sulfureux financier et investisseur américain George Soros? 

Alors que la plupart des hommes d’affaires du groupe de Bilderberg fuient la lumière des projecteurs, George Soros aime faire parler de lui et afficher sa puissance à travers ses fondations implantées à travers le monde. Ce magnat qui fait la pluie et le beau temps sur les bourses du monde occidental a pour principe : « Je peux tout et je vais le faire ». A 85 ans, l’homme dont la fortune est évaluée à 20 milliards de dollars est autant admiré que redouté par les puissants de ce monde. Il est vrai qu’il a prouvé sa capacité de nuisance en faisant sauter la Bourse de Londres. Le 16 septembre 1992 restera comme « le mercredi noir » pour l’Angleterre. En injectant 5 milliards de livres sterling, il fait chuter la monnaie britannique qui passe alors sous le mark allemand. Une opération qui lui a rapporté un milliard ce jour-là mais qui lui a valu l’inimitié des banquiers britanniques. Le 13 août 1998 il annonce que la Russie a besoin d’une dévaluation. En dépit de ses démentis, le gouvernement de l’époque ne peut empêcher l’effondrement du rouble quelques jours plus tard.

Pour comprendre la stratégie politico-économique de Soros, il faut remonter à son enfance. De son vrai nom György Schwartz, ce juif d’origine Hongroise né en 1930 à Budapest a failli se retrouver avec toute sa famille dans un convoi de juifs destinés à être envoyés dans des chambres à gaz en Allemagne. Il n’a eu la vie sauve que grâce à son père qui avait falsifié les papiers. Ce rescapé de l’holocauste dont l’enfance a été marquée par la peur et la souffrance s’est forgé une philosophie de la vie qui le pousse à violer les règles et à briser les tabous élevés par la société. En opposition avec « la société fermée », il prône « la société ouverte», la liberté totale du commerce et des échanges mondiaux.

Il rumine sa soif de réussir dans les affaires

Quand sa famille quitte la Hongrie en 1946 pour s’installer en Grande-Bretagne le jeune Soros s’oriente vers le monde de l’économie. Il sort diplomé de la London School of Economics mais ne trouve pas de travail dans les banques. Il est étranger et pour travailler à la City il faut nécessairement avoir une recommandation. Alors il va vivre de petits boulots : maitre-nageur, vendeur de pommes, porteur de bagages, gestionnaire de mercerie..Une période pendant laquelle il rumine sa soif de réussir dans les affaires. La chance va lui sourire quand il part pour les Etats-Unis en 1956 bien décidé « à faire de l’argent ». Le jeune émigré qui obtiendra bientôt la nationalité américaine a un don étonnant pour faire fructifier son patrimoine. Il fait de la spéculation boursière. Il excelle dans la prédiction financière d’autant plus qu’il a su se tisser un réseau d’informateurs. Il n’hésite pas à faire de la manipulation ou de la désinformation en se servant de ses relations dans les milieux politiques et financiers, tout en menant une politique de déstabilisation des marchés par les spéculateurs financiers placés sous ses ordres.

Il ne réussit pourtant pas à tous les coups. En 2008, suite à un raid boursier mené contre la Société générale par Georges Pébereau il sera condamné à payer une amende de 940 500 euros pour délit d’initié. Peine qui sera confirmée en appel.

L’homme des révolutions de couleur

Pour Washington, Soros est l’homme qui va leur permettre de mener des opérations secrètes dans les pays qui ne vont pas dans le sens de la diplomatie américaine. Grâce aux ONG que le milliardaire a monté dans une trentaine de pays ce russophobe sera l’homme des révolutions de couleur : « Rose » en Géorgie en 2003, « Orange » en Ukraine en 2004 et 2014. Sous couvert de philanthropie, il est accusé d’établir des positions dominantes dans le monde à son profit personnel. Diplomatie et affaires ne sont pas nécessairement incompatibles, bien au contraire !

En France aussi, sa fondation est active. En 2009 elle financera des chercheurs du CNRS pour mener une étude sur le contrôle au faciès. En 2011 elle soutiendra financièrement une étude sur les discriminations dont seraient victimes les musulmans à Marseille. L’année suivante la fondation fait un don de 350 000 euros au collectif contre l’islamophobie en France. Décidément un bien mauvais génie que ce financier qui a bâti sa colossale fortune de manière pas toujours très . Avec des amis comme lui, notre pays n’a pas besoin d’ennemis !

Photo, source : eorgesoros.com