Hommage à ceux qui tiennent la France à bout de bras!

Ils sont médecins, infirmières, ambulanciers, aides-soignantes, pompiers, ou encore chauffeurs-routiers, agents d’entretien, éboueurs, caissières, aides à domicile. Tous mobilisés. Ils sont l’honneur de la France ! Sans eux le pays ne pourrait fonctionner.

C’est devenu un rituel. Chaque soir à 20h, la France résonne d’une immense clameur. Hommage de toute une nation à ceux qui dans les hôpitaux et cliniques sont en première ligne pour soigner les malades tout en sachant qu’ils courent le risque de contracter eux-mêmes ce terrible Covid-19 qui chaque jour fauche des vies par centaines.

Soldats de l’ombre d’une guerre livrée contre un ennemi invisible et impitoyable ils se battent, la peur au ventre, mais avec le courage et l’énergie que donnent le stress, la fatigue et l’angoisse. Ils font l’admiration de tous. Ils sont devenus nos héros !

Des héros, comme l’avaient été en 2015 les policiers après les terribles attentats islamistes de Paris ! Les Français, par des gestes spontanés d’affection, manifestaient, on s’en souvient, leur soutien à ceux dont la mission était de les protéger contre les attaques terroristes. La peur collective devant l’ennemi est, sans doute, le meilleur ciment de l’unité nationale.

Quand cette maladie aura été totalement éradiquée et que la vie reprendra son cours dans notre pays viendra l’heure de faire les bilans. Lourd sur le plan de la mortalité malgré les efforts des personnels soignants, il sera catastrophique au niveau économique et notre pays mettra des années à s’en remettre tant les destructions d’entreprises et les pertes d’emplois auront été massives dans la plupart des secteurs d’activité.

Mais il conviendra aussi de demander des comptes au gouvernement sur la gestion désastreuse de cette crise sanitaire à laquelle notre pays n’était absolument pas préparé. Depuis des années les gouvernements successifs ont démantelé les hôpitaux publics en supprimant massivement les lits et en réduisant le personnel. Ils sont collectivement responsables de la situation de pénurie dans laquelle s’est trouvé notre pays pour faire face à l’arrivée des malades du Covid-19.

Rien n’était prêt

L’actuel exécutif porte cependant une responsabilité particulière dans cette crise sanitaire sans précédent. Rien n’était prêt. Les hôpitaux et le personnel hospitalier manquaient de tout ou presque et Macron envoyait à « la guerre », selon son expression, des soldats qui n’avaient aucun équipement pour combattre ce Coronavirus. Pire, après avoir tardé à réagir – alors que la plupart des autres pays européens avaient pris des mesures – le gouvernement a tenté de faire croire, tant par la voix de son ministre de la Santé Olivier Véran que par sa porte-parole Sibeth Ndiaye que tout était prêt. Des affirmations qui ont profondément choqué le monde médical et nombre d’élus locaux parfaitement au courant de la situation réelle de l’hôpital de leur ville. Pourquoi tous ces mensonges ? Qui fallait-il tromper ?

Hervé Féron, maire de Tomblaine, une petite ville de Meurthe-et-Moselle laisse éclater son indignation dans un courrier qu’il a rendu public sur les réseaux sociaux. « Je suis en colère contre ce gouvernement qui n’a rien anticipé, qui n’a rien prévu, alors qu’on a connaissance de ce risque depuis des mois et qu’il aurait fallu commander des masques de protection, des quantités de solution hydro-alcoolique, et des matériels d’assistance à respiration en nombre » s’insurge-t-il. Il incite d’ailleurs les Français à porter plainte devant les tribunaux pour « abandon de la population et en particulier des plus vulnérables ».

La colère gronde dans tout le pays contre ce gouvernement « à la ramasse », débordé et complètement dépassé par les événements qui recommande aujourd’hui le port du masque pour tout le monde, précaution qu’il jugeait totalement inutile il y a seulement 15 jours.

Rendre des comptes au peuple Français

Les Français sont déboussolés. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Les voix officielles ont été tellement discordantes, contradictoires pour tenter de dissimuler les erreurs ou les manquements ! Et tout ceci sur fond de polémique à propos de la chloroquine qui cache – plus personne n’en doute désormais – de sordides intérêts mercantiles. Qu’ils soient ministres, hauts fonctionnaires ou agents administratifs, tous les responsables de ce désastre sanitaire devront rendre des comptes au peuple Français devant les tribunaux !

Nos compatriotes se montrent très sévères vis-à-vis de l’exécutif. Un sondage OpinionWay publié le 30 mars révèle que 55% des personnes interrogées ne font pas confiance au gouvernement pour gérer la crise et elles sont 63% à penser qu’on leur cache la vérité. Bien difficile dans ces conditions pour le pouvoir de réclamer « l’union sacrée » autour de lui. En démocratie la confiance dans ses dirigeants est une condition essentielle à son bon fonctionnement !

Ces défaillances et ces insuffisances du gouvernement ont, fort heureusement, provoqué une salutaire réaction dans le pays. Ca et là, partout en France, des initiatives spontanées ont vu le jour pour trouver des solutions et répondre à des besoins urgents, pour venir en aide là où c’était nécessaire. Cette France courageuse, généreuse et solidaire, cette « France d’en bas », pour reprendre l’expression de l’ancien Premier ministre Raffarin, celle des « gens qui ne sont rien » pour parler comme Macron. Cette France débrouillarde, inventive et dévouée, celle des Gilets jaunes s’est retroussée les manches afin d’apporter son soutien à la lutte contre l’épidémie et ses conséquences. Une aide totalement désintéressée. Et çà, vraiment, çà fait chaud au coeur !