Islam : la Pologne ne connaît pas le padamalgam et ça lui convient!

S’il est un pays en Europe où les musulmans ne sont pas les bienvenus, c’est la Pologne. Le pays refuse de recevoir des migrants en provenance d’Afrique ou du Moyen-Orient et n’en éprouve aucun complexe.

« L’islam est une religion archaïque qui n’a pas de place dans notre société » répondent à 60 % les Polonais dans une enquête du centre de recherche sur les préjugés de la faculté de psychologie de Varsovie. C’est la peur des attentats qui est à la base de cette réaction. Pour un Polonais, un réfugié est un terroriste potentiel. « Nous n’avons pas d’attentats, parce que nous n’avons pas d’immigrés sur notre sol » se félicitent-ils.

Dans le rapport européen sur l’islamophobie paru en 2016 à la question posée de savoir « si l’immigration des pays à majorité musulmane devrait être arrêtée », la Pologne arrive en tête avec 71 % de réponses positives (60 % pour la France). C’est clair, les Polonais refusent la colonisation de leur pays par des « envahisseurs ». Un sentiment largement partagé tant par les responsables politiques que par les autorités religieuses du pays.

« Qu’on ne nous dise pas qu’on n’accueille pas de réfugiés. Nous avons reçu plus de 1,2 million d’Ukrainiens et de Biélorusses » s’indigne Mgr Sochacki, recteur de la cathédrale de Cracovie. La Pologne qui s’oppose à la politique des « quotas de réfugiés » imposée par Bruxelles manque pourtant de main d’œuvre dans une économie de quasi plein emploi. Mais elle ne veut recruter que des immigrés chrétiens. La crise qui a opposé la Russie à l’Ukraine en 2015 et 2016 a été pour elle une véritable bénédiction. Néanmoins, n’entre pas dans le pays qui veut ! Les candidats à l’émigration doivent répondre à un questionnaire très poussé et les membres de leur famille soumis à une enquête approfondie. Les autorités ne veulent prendre aucun risque. Le migrant n’est accepté qu’à la condition qu’il fasse le travail qui lui est proposé. Pour vivre il devra travailler car il ne bénéficiera d’aucune aide sociale.

Une immigration choisie

Moyennant quoi la Pologne a un taux de chômage parmi les plus bas d’Europe : 4 % seulement. De quoi faire pâlir d’envie un Macron ou une Merkel ! A l’immigration de masse, la Pologne a préféré l’immigration choisie. Les Polonais ont gardé une conscience raciale et veulent préserver leur identité. Ils sont blancs, chrétiens de confession et tiennent à le rester. Peu importe les menaces brandies par l’Union européenne pour les obliger à accueillir des immigrés. Un récent sondage montrait d’ailleurs qu’une majorité d’entre eux préféreraient que la Pologne quitte l’Union européenne plutôt que d’accepter les conditions de Bruxelles.

Ce pays martyr, meurtri, plusieurs fois dépecé au cours de l’Histoire et qui a subi du fait de la guerre l’occupation allemande et les persécutions des nazis, l’horreur des camps de concentration, mais aussi les massacres commis par les soviétiques et la dictature du communisme n’est pas prêt à sacrifier sa liberté retrouvée pour obéir aux diktats de l’Union européenne. Les Polonais sont tellement allergiques à l’islam qu’ils croient que les musulmans représentent 7 % de la population, soit 2 millions d’habitants, alors qu’on n’en recense que 40 000 pour tout le pays soit 0,1 %.

Il n’empêche que c’est encore trop pour eux. Ces dernières années et notamment depuis les attentats qui ont ensanglanté la France et plusieurs pays européens, on assiste à la montée dans l’opinion d’un rejet de l’Islam qui se manifeste aussi bien dans les médias que dans la rue par des manifestations, voire des agressions à l’égard de mahométans. Depuis 2013, ceux-ci ont remplacé les Roms sur le plan de la discrimination.

Une islamophobie dont il faut, sans doute, chercher les racines dans la mémoire collective des Polonais où sont inscrites les guerres menées contre l’Empire Ottoman notamment sous le règne de Jean III Sobieski. Une interminable lutte de 250 ans entre les forces de l’occident chrétien et les troupes turques qui prît un tournant décisif à Vienne en 1683. La République polonaise gagna à cette occasion le titre d’Antemurale Christianitatis (rempart du Christianisme). Un titre qu’elle mérite toujours aujourd’hui.