Islam : le choc des civilisations est inévitable !

Qui peut croire que le projet de loi contre le séparatisme en préparation sera la parade à l’offensive islamiste tous azimuths contre notre pays ?

Le 2 octobre dernier dans un discours aux Mureaux, Emmanuel Macron a présenté son plan de lutte contre la menace que fait peser l’islamisme radical sur notre pays. Une déclaration dans laquelle le chef de l’Etat a appelé au « réveil républicain » face à une « idéologie qui affirme que ses lois propres sont supérieures à celles de la République ».

Savoir nommer le problème c’est déjà commencer à le résoudre, certes. Sauf que Macron ne comprend rien à la religion musulmane. Il ignore que tous les croyants sont réunis dans la même communauté de foi et de loi par l’Oumma islamique, transnationale par définition. On est musulman avant d’être citoyen du pays dans lequel on vit. Aussi se fourvoie-t-il lorsqu’il déclare : « ce qui est aujourd’hui notre défi c’est de lutter contre la dérive de certains au nom de la religion en veillant à ce que ne soient pas visés ceux qui veulent croire en l’islam et sont pleinement citoyens de notre République ».

Un « pas d’amalgame » en quelque sorte. Formule rituelle dénuée de signification mais qui sert de bouclier idéologique aux islamistes pour couper court à toute réflexion sous prétexte de concorde civile. D’ailleurs comment ces « fous de Dieu » qui ont quitté leur pays au cours des dernières décennies auraient-ils pu s’implanter durablement en France s’ils n’avaient trouvé sur place un terreau favorable ?

On se souvient de la célèbre formule de Mao : « Le combattant doit vivre dans la population comme un poisson dans l’eau ». Elle est facilement transposable aujourd’hui avec les islamistes qui règnent en maitre dans ces quartiers qui échappent depuis longtemps aux lois de la République.

On attendait du chef de l’Etat un discours de fermeté vis-à-vis de ces séparatistes. Qu’il annonce des mesures fortes comme la fermeture de toutes les mosquées salafistes, l’expulsion des imams prêcheurs de haine, des opérations ciblées dans les cités connues pour abriter des trafics de drogue, la déchéance de la nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme ou apologie du terrorisme et avant tout le contrôle de nos frontières.

Dégâts collatéraux

On est bien loin de telles mesures coercitives. Le projet de loi contre le séparatisme islamiste qui sera présenté le 9 décembre en conseil des ministres dans le but de « renforcer la laïcité et consolider les principes républicains » n’est pas de nature à inquiéter les islamistes et les terroristes en puissance. A-t-on vraiment besoin d’une nouvelle loi pour contraindre les agents de la fonction publique à respecter une stricte neutralité sur le plan religieux ? De même faut-il encore légiférer pour dissoudre des « associations qui contreviennent à nos lois et à nos principes » ?

En revanche l’obligation de scolarité obligatoire pour les enfants dés l’âge de trois ans destinée à lutter contre l’embrigadement islamiste dans les écoles coraniques risque de provoquer des dégâts collatéraux dans les familles qui confient leurs enfants à des institutions privées catholiques, qui préfèrent l’enseignement à distance ou qui ont choisi pour leur enfant de faire l’école à la maison.

Le projet de loi contre le séparatisme prévoit aussi que l’Etat va « aider à structurer la religion dans notre pays ». Rien de nouveau sous le soleil. Sarkozy s’était déjà attelé à la tâche en créant le CFCM (conseil français du culte musulman) censé être l’interlocuteur des pouvoirs publics. Mais force est de constater que cet organe n’est pas représentatif de la communauté musulmane en France et qu’il est de plus tiraillé en son sein par des influences étrangères.

Imams autoproclamés

Pas facile d’organiser une religion qui n’a pas de clergé avec des imams autoproclamés dont beaucoup ne sont pas Français et ne s’expriment même pas dans notre langue. L’ambition de Macron est de « construire un islam des Lumières dans notre pays » avec des imams bien de chez nous « que nous allons nous même former ». Un volontarisme touchant de naïveté dont on peut malheureusement prédire qu’il ne débouchera sur rien. Pire, qu’il risque d’irriter profondément l’ensemble de la communauté musulmane mécontente de voir l’Etat s’occuper d’un problème qui ne le regarde pas.

 Mais c’est sur le dernier point de son intervention que le chef de l’Etat va devoir sortir la grosse artillerie. Ambitionner de «faire aimer la République  » à des populations qui haïssent notre société, nos valeurs et notre mode de vie relève de l’utopie.

Qui pourra contraindre ces quartiers abandonnés aux trafics et à l’islam radical, où la police ne pénètre plus pour éviter qu’un banal incident ne dégénère en émeute, à accepter et respecter nos lois ? « Là où la réponse de la République n’était plus intelligible parce qu’elle mettait des mois et des mois à répondre aux délits, on doit redonner du sens collectivement en permettant à notre justice de retrouver les moyens de répondre vite, de manière adaptée comme elle le fait pour que tout retrouve un sens, pour la victime comme pour le fauteur de trouble comme pour nos forces de sécurité ».

Classé sans suite

On ne peut évidemment qu’applaudir à pareils propos. Le plus difficile, pourtant, sera de les mettre en œuvre. Et ce ne sera pas uniquement une question de budget. Lisez plutôt ce récit édifiant reçu à notre rédaction qui donne à réfléchir : « Les faits datent du 3 novembre 2020 au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. Un équipage de la Bac remarque un échange d’argent entre deux individus dans le hall d’une cité « sensible ». Nous sommes la nuit, en période de confinement, et les deux hommes ne portent pas de masque. L’un des individus s’éloigne et monte dans l’immeuble. L’autre reste au rez-de-chaussée. Les policiers décident de contrôler son identité. Au bout de quelques minutes, son compère redescend des étages, puis s’enfuit à la vue des policiers. Ces derniers le rattrapent dans l’immeuble. L’individu parvient à jeter par une fenêtre un objet que les policiers retrouveront, et qui s’avérera être une plaquette de résine de cannabis (100g). Les deux individus sont donc interpellés et une perquisition est menée au domicile du détenteur de la plaquette. Lors de la perquisition environ 9kgs de résine de cannabis, quelques centaines d’euros et une compteuse à billets sont retrouvés dans l’appartement. L’individu interpellé, très connu pour trafic de stupéfiants, se rebelle alors et mord notamment l’un des policiers. Plusieurs plaintes ont été déposées à son encontre.

Le lendemain, la magistrate du TGI de Bobigny, chargée de l’affaire, a considéré que le contrôle d’identité de l’individu resté en attente dans le hall n’était pas légitime, et que par conséquent toutes les infractions qui en ont découlé ne pouvaient être retenues, la fuite, la plaquette jetée, les 9 kgs de résine, la morsure du policier, tout a été classé sans suite (classement 36, « irrégularité de procédure »), l’argent a été rendu à l’individu… et il est ressorti libre le lendemain soit le 4 novembre 2020. Pas avec les félicitations du jury, mais presque…

Après une demande de la police, la décision de la magistrate a été confirmée par sa hiérarchie du TGI de Bobigny ». Et l’auteur du récit de conclure : « Darmanin voulait « empêcher les trafiquants de dormir », la justice de Dupond-Moretti veille à ce qu’ils fassent de beaux rêves… ». Un récit qui se passe de commentaire, mais en dit long sur l’état de la justice dans notre pays… et la lassitude bien compréhensible de nos policiers.

Macron s’attaque à un chantier gigantesque. Il lui faudra beaucoup d’énergie pour redresser une situation qui n’a cessé de dériver et d’empirer au fil des années. Le virus islamiste est très profondément enraciné dans la société. L’heure n’est plus à la modération. Il n’est plus temps de dialoguer. Il faut montrer la plus grande fermeté vis-à-vis de ceux qui ont juré de nous détruire. L’internationale islamiste nous a déclaré la guerre. Nous n’avons pas d’autre choix que de la faire ! La main du chef de l’Etat ne doit pas trembler. Il y va de la survie de notre nation, de notre société !