Le tsunami migratoire qui nous menace !

Et si on n’en était qu’au début de l’invasion migratoire ? Et si une vague géante, un véritable tsunami était en train de se former en Algérie déversant plusieurs millions de migrants sur nos plages méditerranéennes ? L’hypothèse n’a rien de farfelue. Elle doit même être, dés maintenant, sérieusement prise en compte par nos gouvernants.

En cause la chute brutale et vertigineuse du cours du pétrole. Entre 2014 et 2015, le prix du baril est passé de 70 à 30 dollars. Or, l’économie des pays producteurs(Opep) dont fait partie l’Algérie repose en grande partie sur l’or noir. La baisse des prix signifie moins de recettes budgétaires. Les ressources du Trésor algérien ont fondu de 40% entre septembre 2014 et septembre 2015. Le dinar a perdu près de 30% de sa valeur en quelques mois. L’inflation galope et la baisse du pouvoir d’achat des Algériens se double d’une augmentation des tarifs de l’électricité, du gaz et des carburants. La TVA a aussi grimpé sur certains services. Bref l’austérité s’installe peu à peu dans ce pays qui a vécu depuis son indépendance en 1962 de la rente des hydrocarbures. Une rente dont les dirigeants algériens n’ont pas su profiter pour développer une alternative au tout-pétrole se contentant de distribuer cet argent facile en aides et subventions pour acheter la paix sociale. Mais cette époque est bien révolue et le réveil risque d’être douloureux pour la caste autocratique qui détient le pouvoir.

A l’époque le pays vivait dans l’opulence

En 2011, l’Algérie était restée à l’écart des printemps arabes. La flambée des prix des denrées alimentaires avait été à l’origine de quelques émeutes et manifestations populaires rapidement étouffées dans l’œuf par le régime. A l’époque le pays vivait dans l’opulence. En 2012 l’Algérie avait pu se permettre de prêter 5 milliards de dollars au FMI pour refinancer son fonds de secours d’urgence. Ses réserves de change se situaient fin décembre de cette même année à 205 milliards de dollars.

Les temps ont bien changé. Le contexte économique mondial est morose. Le ralentissement de la Chine, premier pays consommateur d’énergie, se répercute sur l’ensemble des économies mondiales. Malgré cela, l’Arabie saoudite est bien décidée à maintenir sa production en excès d’offre – en dépit de l’opposition des autres pays de l’Opep comme l’Equateur et le Vénézuela – dans le seul but de décourager les Américains d’exploiter le pétrole de schiste.

Or tous les économistes sont d’accord : si le prix du pétrole ne remonte pas, un désastre économique aura lieu en Algérie dans les trois prochaines années. Le budget de l’année 2016 va être difficile à boucler. Pour qu’il soit en équilibre, à dépenses constantes, le prix du baril devrait être à 93 dollars, or il est aujourd’hui à 33 dollars. Et il n’est pas exclu qu’il continue à baisser, surtout à partir du mois d’avril lorsque l’or noir Iranien arrivera sur le marché mondial.

Un scénario catastrophe

Certains observateurs Algériens se font alarmistes. Mohammed Benchicou l’ancien directeur du journal Le Matin prédit « une faillite qui engendrerait le chaos et pousserait les algériens à fuir en Europe ». Dans une interview au Figaro (24/02/2016), l’écrivain algérien Boualem Sansal, grand prix du roman de l’Académie française, n’exclut pas un scénario catastrophe. Selon lui, le pouvoir « résistera à tout car il n’hésitera pas à réprimer avec violence comme le fait Bachar-el-Assad en Syrie. S’il se sent débordé il fera tirer sur la population ». On imagine immédiatement les conséquences pour l’Europe et la France en particulier d’un pays en plein chaos économique et politique. Un pays de 40 millions d’habitants, avec une très forte natalité, dont la moitié de la population a moins de 20 ans. C’est bien évidemment vers la France que se dirigeraient en premier les migrants. « S’il y a une explosion de l’Algérie, le Maroc et la Tunisie seront déstabilisés. L’Europe sera confrontée à un mouvement migratoire de masse qu’elle ne pourra pas maîtriser. Le problème de Calais apparaîtra bien minuscule en comparaison » ne craint pas d’affirmer Boualem Sansal. De sombres prédictions qu’on doit prendre au sérieux et qui doivent pousser les pays de l’Union européenne, la France en particulier, à organiser un contrôle strict de leurs frontières pour décourager une nouvelle vague migratoire de plusieurs millions de personnes qui ruinerait définitivement tout espoir de redressement économique.