Les fautes politiques de Macron vont coûter très cher aux contribuables Français

L’heure n’est, sans doute, pas à la polémique, certes ! Mais devant la gravité d’une situation qui empire de jour en jour, voire d’heure en heure, il n’est pas interdit de s’interroger sur la stratégie du gouvernement pour lutter contre l’épidémie du Covid-19.

Celui-ci donne, en effet, depuis le début la fâcheuse impression de courir derrière les événements et d’avoir toujours un train de retard. Ce qui l’oblige ensuite à prendre des décisions aussi brutales qu’autoritaires qui déstabilisent la vie du pays. On a comme l’impression d’avoir confié une grosse cylindrée à un conducteur débutant qui n’a pas la maîtrise de son véhicule et le conduit à grand coups de volants… sans trop savoir où il va !

Il est évident que le pouvoir n’a pas mesuré, de suite, la gravité de la situation. Sans, pour autant, affoler la population le gouvernement aurait dû mettre en garde les Français contre la dangerosité de ce virus qui frappait de plein fouet la Chine. Bien au contraire, aucune mesure de précaution n’a été prise. Les passagers des avions venant de Chine ne faisant l’objet d’aucun contrôle sanitaire préventif à leur arrivée à Roissy. Ce qui ne manquait pas de surprendre les intéressés eux-mêmes. Il faudra attendre plusieurs jours avant que le gouvernement décide le rapatriement de tous les Français résidant dans la région de Wuhan afin de les placer en confinement.

Samedi dernier sur LCI Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre s’inquiétait de ce décalage : « En phase 1 on devait détecter, aux frontières, la maladie ne serait-ce qu’en prenant la température des voyageurs. On a mis des affiches et l’épidémie est entrée. En phase 2 on s’est contenté d’établir des clusters sans oser faire plus et on est rentré en phase 3 avec retard à l’allumage ».

Aucune mesure préventive n’a été prise. On nous a dit et répété qu’il était inutile de prendre la température des passagers venant de pays infectés. Que le contrôle aux frontières ne servait à rien (quelle horreur de penser à çà !). Qu’il n’était pas nécessaire de porter un masque… Bref, l’expérience des autres n’avait aucun intérêt pour nous ! Sans doute étions nous immunisés, sans le savoir, contre ce virus qui faisait pourtant des milliers de morts dans l’empire du Milieu.

Le danger s’est rapproché

Et puis le danger s’est rapproché. De la lointaine Chine il s’est invité chez notre voisine, l’Italie. Là on aurait pu penser que le gouvernement allait prendre enfin des mesures énergiques ! Que nenni ! On décidait la fermeture de marchés, mais on laissait venir à Lyon pour un match de foot trois mille supporters italiens de la Juventus de Turin, région durement touchée par l’épidémie de Coronavirus ! Allez comprendre !

Pour mettre un peu d’ordre dans les mesures qu’il prenait et assurer sa crédibilité le gouvernement a mis en place le 11 mars un conseil scientifique. Composé d’infectiologues, de virologues, d’un réanimateur, d’un épidémiologiste, mais aussi d’une sociologue et d’une anthropologue, ce cabinet de onze experts est devenu la boussole du président de la République. Il le consulte en permanence… et s’abrite derrière son autorité pour se protéger des critiques.

C’est ce conseil scientifique qui a ainsi validé la fermeture des établissements scolaires, le maintien des élections municipales ainsi que les mesures annoncées samedi dernier par le premier ministre Edouard Philippe sur la fermeture des bars, restaurants et lieux de détente.

Fallait-il, pour autant, s’en remettre aveuglement aux préconisations de ce comité d’experts ? Outre le fait que ces scientifiques ne sont pas nécessairement tous d’accord entre eux, on peut émettre quelques doutes sur l’expertise de deux de ses membres, le professeur Denis Raoult, infectiologue à Marseille et Yasdan Yasdanpanah, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à Bordeaux régulièrement raillés sur les réseaux sociaux pour avoir fortement minimisé l’importance de cette épidémie à ses débuts fin janvier.

Pas à une incohérence prés

Dès lors qu’il s’agit de l’intérêt général, c’est au politique qu’il revient de trancher. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la décision de maintenir le scrutin des municipales à la date du 15 mars a été une grave erreur de Macron. Alors qu’il était fermement recommandé aux Français de s’enfermer chez eux, on incitait les citoyens à se rendre dans les bureaux de vote. On n’est pas à une incohérence prés en Macronie !

Pourtant le vote du premier tour à peine achevé on envisageait déjà le report à une date ultérieure du second prévu initialement pour dimanche prochain. Certains envisageaient même de refaire les élections. Difficile de faire pire en matière d’amateurisme ! Sans compter le coût qu’aurait engendré un tel scrutin que l’ancien député René Dosière chiffre au bas mot à 186 millions d’euros. Une paille ! N’eut-il pas été plus judicieux de reporter ce scrutin de six mois, voire d’une année comme ce fut le cas en 2007, année électorale chargée du fait de l’élection présidentielle et des législatives ?

Ce 16 mars au soir, c’est sur un ton martial que le chef de l’Etat s’est adressé aux Français regroupés devant les postes de télé. « Nous sommes en guerre ! » a-t-il répété à huit reprises tout en annonçant les mesures de confinement, sans en utiliser le mot, comme si cela le rebutait, laissant le soin à son ministre de l’intérieur d’en définir les modalités. De même a-t-il annoncé le report du second tour des municipales sans en fixer la date.

Par contre il n’a pas été avare de promesses pour aider les entreprises. « Aucune entreprise, quelle que soit sa taille, ne sera livrée au risque de faillite » a-t-il assuré avant d’annoncer la mise en place d’un « dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien ou report d’échéances bancaires et de garanties de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques ». Le lendemain matin son ministre de l’économie Bruno Le Maire en rajoutait une couche annonçant une aide de 45 milliards pour aider les entreprises et leurs salariés contraints à l’inactivité tout en précisant que ce chiffre n’était que provisoire.

Demain on rase gratis !

Et dans l’euphorie du moment d’ajouter, sublime : « Les entreprises qui font face à des difficultés n’auront rien à débourser » annonçant la suspension de toutes les factures d’eau, de gaz, d’électricité et même des loyers. Bref, demain on rase gratis, promesse du gouvernement ! Trop beau pour être vrai non ? Voilà un pays en faillite, avec une dette publique qui dépasse 100 % du PIB et s’élève à 2 500 milliards d’euros, dont l’économie est totalement à l’arrêt, qui a dû faire face successivement à la crise des Gilets jaunes et aux mouvements sociaux consécutifs au projet de réforme des retraites. Eh bien les dirigeants ce pays peuvent se permettre de promettre des dizaines de milliards d’euros à des entreprises sommées d’arrêter leur activité.

Mais qui va payer ? Parce qu’il faudra bien trouver l’argent quelque part ! Plus question de compter sur la planche à billets depuis que la banque de France a perdu sa souveraineté monétaire. Ce sera donc nécessairement le contribuable. Pas celui d’aujourd’hui, qu’il faut tout de même ménager, mais ses enfants et petits-enfants. Tout cela parce que l’incompétence règne à la tête de l’exécutif. Merci qui ? Merci Macron !

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