Les Français se radicalisent face au terrorisme islamiste

Est-il trop tard ? En tout cas le réveil pour être tardif est brutal. Les Français viennent de réaliser qu’ils peuvent un jour ou l’autre être victime du terrorisme islamiste et qu’il faut prendre toutes les mesures pour s’en protéger.

Le sondage Ifop-Fiducial réalisé pour Cnews et Sud-radio est sans appel : 96% des personnes interrogées sont conscientes que la menace terroriste est élevée dans notre pays. Cette enquête d’opinion publiée le 6 novembre — largement occultée par la presse — est révélatrice du traumatisme des Français après l’atroce décapitation de Samuel Paty, le professeur d’histoire de Conflans-sainte-Honorine et l’assassinat de trois fidèles à l’intérieur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice. Du jamais vu dans l’hexagone !

Alors que le pouvoir annonce vouloir fermer certaines mosquées radicales, dissoudre des associations réputées proche des islamistes et expulser des « étrangers fichés pour radicalisation à caractère terroriste » les Français exigent, désormais, des actions fortes et demandent un durcissement des mesures en matière de lutte contre le terrorisme.

Ils constatent avec amertume qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps par les responsables politiques, de gauche comme de droite. Qu’on leur à sciemment caché la vérité sur la gravité de la situation. Qu’on les a trompés pour de basses raisons électorales. Il ne fallait surtout pas « faire le jeu du Front national ».

Dictature de la pensée unique

On a voulu leur faire croire que l’immigration était « une chance pour la France ». Qu’il était nécessaire de dépenser des milliards pour rénover les cités. Que le « vivre ensemble » était désormais la norme et qu’ils ne devaient surtout pas critiquer l’islam sous peine d’être poursuivis devant les tribunaux pour délit d’islamophobie. Bref la dictature de la pensée unique leur imposait d’accepter leurs nouvelles conditions d’existence et de se montrer tolérants avec les immigrés en dépit des différences de mode de vie, de culture et de traditions.

Pendant des années nos dirigeants politiques ont ainsi fait le jeu de l’islam en pratiquant la politique de l’autruche. Ils n’ont pas voulu voir la montée inquiétante de la délinquance dans les banlieues en dépit des mises en garde que leur transmettaient les services de police spécialisés. « Les notes de la DCRG je ne veux pas les lire, elles sont trop tristes ! » soupira un jour Lionel Jospin alors qu’il était Premier ministre. C’est dire !

Au niveau local les maires confrontés à la dérive des banlieues ont cru acheter la paix civile en versant toujours plus de subventions aux associations communautaristes. En mettant à leur disposition des terrains pour la construction de mosquées. En acceptant les repas hallal dans les cantines scolaires. En tolérant des vestiaires séparés pour les musulmans et des horaires aménagés dans les piscines pour les femmes. Autant d’atteintes à la laïcité, « d’accommodements raisonnables » (dixit Juppé) autrement dit de concessions, pour ne pas dire de lâchetés qui ont conduit à la situation désastreuse que l’on connaît.

Aujourd’hui les Français n’en peuvent plus. Si certains ont pu se laisser prendre un temps par le fameux « pas d’amalgame » ou par les sempiternelles jérémiades « ceci n’est pas l’islam » entendues après chaque attentat, ils s’aperçoivent que ces proclamations n’étaient destinées qu’à mieux les tromper pour leur faire accepter l’inacceptable. La présence au milieu d’eux de populations essentiellement musulmanes venues s’installer en France, non pas pour y travailler, mais pour bénéficier de tous les avantages qu’offre notre pays en matière d’aides de toute sorte.

La colère a gagné les esprits

Mais le pire pour eux fut de constater, alors qu’ils étaient frappés de stupeur par la décapitation de Samuel Paty, que dans les cités, ces Français de papier et non de cœur, ne partageaient pas leur douleur. Bien au contraire, ils trouvaient des excuses aux terroristes ! Rien d’étonnant à cela néanmoins puisque les sondages révèlent qu’une majorité de jeunes musulmans placent la charia (loi religieuse de l’islam) au dessus des lois de la République.

Ils découvraient aussi qu’ils contestaient l’enseignement de l’Histoire de France dans les collèges et les lycées et que des professeurs devaient s’autocensurer pour ne pas provoquer d’incidents pendant les cours. Comment admettre pareille situation dans une République une et indivisible où tous les citoyens sont égaux ?

Trop c’est trop ! La colère a gagné les esprits. En quelques jours l’opinion publique s’est radicalisée. 89% des Français se sont déclarés favorables à l’expulsion des fichés S résidant en France selon le même sondage de l’Ifop. Ils sont autant à se prononcer pour la déchéance de la nationalité française pour les bi-nationaux ayant commis des délits en France. Une quasi-unanimité qui transcende les courants politiques : 79% à La France insoumise (LFI), 81% au PS, 91% à la REM, 96% pour LR, 98% au RN. Du jamais vu !

L’exaspération des Français est à son comble et le gouvernement doit en tenir compte s’il veut éviter une explosion de colère populaire !

Puisque les islamistes nous ont déclaré la guerre, il faut se donner les moyens pour la gagner. Il y va de la survie de notre pays. Les Français y sont prêts. Sept sur dix sont favorables à une adaptation du système judiciaire et demandent de prévoir des mesures d’exception qui dérogent aux principes juridiques et constitutionnels. Certes on retrouve sur cette question le traditionnel clivage gauche-droite. Néanmoins de l’électorat du PS (52%) à celui du RN (91%) en passant par la REM (79%) les Français sont majoritairement favorables à ce que l’Etat se mette juridiquement en situation de combattre efficacement le terrorisme islamique. Ils ne croient plus aux discours, ils attendent des actes forts. Le pouvoir est prévenu. L’avertissement ne peut être plus clair !