Les Français vont faire les frais de l’amateurisme du gouvernement

Cafouillage, cacophonie, confusion. Où va nous mener ce gouvernement peuplé d’incompétents et d’irresponsables qui multiplie les couacs dans la gestion de la crise de la Covid-19 ?
La France, pays de la bureaucratie et de la paperasserie administrative-même si elle est de plus en plus numérisée-ne sait plus où elle va. Ses dirigeants semblent perdus au point qu’ils ne sont même plus capables d’avoir des idées claires. Ne serait-ce que pour rédiger une attestation dérogatoire compréhensible par tout le monde. La France est devenue l’Absurdistan.
« On est dans l’improvisation permanente » s’agace le professeur Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges Pompidou à Paris et maire (LR) de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine). Une improvisation qui est la marque d’une impréparation et d’un manque d’anticipation d’une situation épidémique en constante évolution. Car voilà tout de même un an que la Covid-19 sévit dans notre pays et que le gouvernement a toujours un métro de retard sur les événements. Ce fut le cas l’an dernier pour les masques et les tests. C’est encore vrai aujourd’hui avec les ratés de la campagne de vaccination.

Plus grave encore, le gouvernement n’apprend rien de ses erreurs qu’il ne reconnait d’ailleurs pas. Bien au contraire, « droit dans ses bottes » il fait preuve d’une arrogance exaspérante pour les Français qui ne sont pas dupes des volte-face permanentes de leurs dirigeants jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Voilà un an que nous assistons à une nouvelle démonstration de l’amateurisme politique de l’équipe en place. Un amateurisme que nous avons déjà dénoncé dans ces colonnes et qui risque de nous coûter très cher quand viendra l’heure des bilans.

L’arrosage massif de l’argent magique permet de maintenir artificiellement l’économie du pays. Plus personne ne s’inquiète de la dette qui atteint un niveau astronomique. Certains économistes rejoints par des politiques assurent même qu’on ne la remboursera jamais. Comme si elle était effacée. Le rêve ! Plus besoin de travailler pour être payé. La France de Macron ressemble au « pays des merveilles ». Elle vit sous anesthésie générale. Son réveil risque d’être brutal !

Formule ambivalente

Faut-il s’étonner pour autant de la situation ? Quand ils ont porté Macron à la présidence de la République, les Français ne savaient rien, ou presque, de lui. Certes, il s’était fait connaître comme ministre de l’Economie de Manuel Valls où il avait remplacé Arnaud Montebourg. Mais ils ignoraient tout de sa vision de la France, de ses idées politiques, de sa capacité à les comprendre. Le jeune candidat avait séduit les électeurs dégoutés de la politique politicienne en se déclarant « et de droite et de gauche ». Il s’était fait aussi le champion du « Et en même temps ». Une formule ambivalente dont on mesure aujourd’hui les limites en même temps que ses conséquences désastreuses.

« Si tout se vaut, rien ne vaut ». Cette dictature du relativisme dont est imprégné Emmanuel Macron est dangereuse. Elle témoigne d’une irrésolution permanente, d’une incapacité du chef de l’Etat à faire un choix, à se positionner, à oeuvrer dans l’intérêt du pays. Elle explique les atermoiements et les retards lors des prises de décision. D’où la cacophonie actuelle et les revirements incessants de la stratégie gouvernementale – comme la surprenante suspension pendant trois jours du vaccin Astra-Zeneca –qui sèment le doute dans l’opinion, jettent le discrédit sur la parole publique et déstabilisent le corps social.

La crise des Gilets jaunes avait déjà montré cette vulnérabilité de l’exécutif face à la détermination de ceux qui manifestaient pacifiquement sur les ronds-points. On retrouve ces mêmes hésitations du pouvoir dans la gestion de la Covid-19, où l’on déclare un jour le contraire de ce que l’on affirmait la veille et cela avec le même aplomb affichant un profond mépris du peuple.

Un constat inquiétant dans une période troublée où les Français sont déboussolés, ébranlés dans leurs certitudes et qui ne savent plus à quel saint se vouer. Pour leur redonner confiance, ils auraient besoin qu’on leur fixe un cap, des objectifs, une vision pour l’avenir. Ils attendent que l’Etat se montre ferme, rigoureux et inébranlable dans ses fonctions régaliennes et ne donne pas l’impression d’hésiter parce qu’après tout rien n’est vraiment gravé dans le marbre et que de petits arrangements sont toujours possibles.

Agir ainsi, c’est donner un très mauvais signal à ceux qui sont toujours prêts à s’affranchir de la loi et à préférer le désordre à l’ordre. Il ne peut y avoir de relativisme quand on à l’honneur et le privilège de tenir la barre du bateau France. Tous les gens de mer le savent, c’est dans la tempête qu’on reconnait les vrais marins. Or, ni le capitaine, ni son équipage n’étaient visiblement pas préparés à naviguer par gros temps !