Macron insulte les Français pour les remercier de l’avoir élu !

De mieux en mieux ! En visite la semaine dernière en Grèce, Macron a, une fois de plus, montré son mépris à l’égard des Français fustigeant « les fainéants, les cyniques et les extrêmes ».

Une nouvelle pique qui fait polémique prononcée lors d’un discours devant la communauté française réunie à Athènes. Une insulte gratuite et inutile qui survient deux semaines après un jugement à l’emporte-pièce lancé le 24 août dernier à Bucarest en Roumanie : « Les Françaises et les Français détestent les réformes. Dés qu’on peut éviter les réformes, on ne les fait pas. C’est un peuple qui déteste cela ! » avait-il insisté.

Pourquoi ces saillies méprisantes et cyniques du chef de l’Etat, trois mois après son élection ? En veut-il aux Français de lui avoir mégoté leurs voix. De l’avoir choisi par défaut ? Veut-il préparer l’opinion à l’idée qu’il ne pourra pas aller au bout des réformes promises ? Quoi qu’il en soit un président ne devrait pas dire çà ! Surtout quand il est en déplacement à l’étranger. Maladresse de sa part ? Que nenni ! Macron persiste et signe et reste « droit dans ses bottes » de marcheur face aux journalistes qui l’interrogent à son retour en France. Une singulière façon d’apaiser un climat social chargé alors que se prépare une mobilisation nationale contre les ordonnances de la loi travail !

Il est vrai que le chef de l’Etat est coutumier des petites phrases assassines. Le 29 juin dernier lors de son discours d’inauguration de l’incubateur de start up Station F il lâche cette incongruité : « Dans une gare vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien ! ». Et il s’étonne ensuite que ces propos méprisants et condescendants fassent polémique !

Mépris de classe

Curieusement le président qu’il est devenu n’a rien appris du candidat qu’il était il y a encore quelques mois. Souvenez-vous ! En janvier dernier lors d’une visite dans le nord de la France il avait passablement irrité les ch’tis en évoquant, avec la délicatesse qu’on lui connaît, les ravages provoqués par  « l’alcoolisme et le tabagisme….dans le bassin minier ». Un mépris de classe qu’il avait déjà manifesté quelques mois plus tôt dans une interview où évoquant la fermeture de l’entreprise bretonne Gad et le licenciement des employées, il avait traité d’« illettrées » les salariées. Devant le tollé il avait dû présenter ses excuses au personnel.

On se souvient encore de l’arrogance du ministre de l’Economie qu’il était à l’époque lorsqu’en déplacement à Lunel il avait lancé à un jeune au chômage : « La meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler ! ».

Aucun de ses prédécesseurs ne s’était permis de traiter avec une telle insolence ses compatriotes les plus défavorisés. Certes Hollande les désignait, selon Valérie Trierweiller, sous le sobriquet dédaigneux de « sans-dents ». Mais encore le faisait-il en privé ! Comment peut-on affirmer que l’on aime la France et les Français en méprisant à ce point le peuple ? « La France d’en bas » comme les désignait Raffarin, celle des « petites gens » de ceux qui subissent, opposée à la France des bobos et des privilégiés du système dont Macron est l’arrogant représentant.

Qu’il se méfie le Jupitérien président de la colère du peuple qui monte en même temps que sa côte de popularité baisse. Il devrait méditer cette maxime de La Bruyère, fin connaisseur de l’âme humaine et de la réalité sociale : « A quelques-uns l’arrogance tient lieu de grandeur, l’inhumanité de fermeté, et la fourberie, d’esprit ». Quatre siècles plus tard elle reste toujours d’actualité.