Macron: un habit de président bien trop grand pour lui !

Hausse de la délinquance, montée de l’intolérance, islamisme, grèves, manifestations. Les Français sont de plus en plus déboussolés et inquiets par le climat de violence qui se développe dans le pays.La délinquance explose partout en France. L’année 2019 marque une forte augmentation des viols (+19%), des coups et blessures volontaires (+18%), des agressions sexuelles (+12%) et des homicides (+9%). 700 agressions par jour en moyenne, soit 100 de plus qu’il y a deux ans. Ces chiffres donnés par l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) seraient passés inaperçus sans le coup de gueule poussé par Xavier Bertrand pour dénoncer le « fiasco de la politique sécuritaire du gouvernement ».

Ces données qui résultent d’une étude annuelle de « victimation » sont particulièrement inquiétantes pour Paris où les atteintes aux biens ont augmenté de 12,01% (245 250 faits) et de 32% pour les vols à la tire (50 000 dont 31 000 pour les seuls transports en commun). Face à cette explosion de la délinquance, Christophe Castaner, calamiteux ministre de l’intérieur de Macron, se contente d’accuser les Gilets jaunes coupables d’avoir mobilisé les effectifs de police. Une explication un peu courte qui ne trompe personne.

A cela s’ajoute ce détestable climat de révolte permanent. Au soulèvement des Gilets jaunes a succédé l’explosion de colère provoquée par le projet de réforme des retraites. Un mouvement de protestation multi-professionnel hétéroclite, totalement inédit dans notre pays, qui rassemble de nombreux corps de métiers, notamment cheminots, personnel soignant, enseignants, avocats, pompiers, persuadés qu’ils seront les grands perdants de cette réforme mal ficelée et trop précipitée.

Crises à répétition

Aurait-on pu éviter ces crises à répétition, ces mouvements de colère qui traduisent un ras-le-bol d’une part importante de la société française ? Sans nul doute si nous avions eu un chef d’Etat à la hauteur de ses responsabilités. « Il faut que le Président de la République prenne conscience de l’importance du régalien » souligne Xavier Raufer. Pour le criminologue, expert dans les domaines de la criminalité, du terrorisme et de l’insécurité urbaine, « L’Etat-nation doit être respecté à l’extérieur et en paix à l’intérieur ». Or l’Etat n’est plus respecté dans notre pays comme on le voit avec les manifestations de rue souvent accompagnées de violences, aussi bien que dans ces quartiers abandonnés où la police ne peut plus pénétrer sans déclencher des émeutes urbaines. Ces territoires « sécessionnistes» où la charia (loi coranique) a remplacé les lois de la République. Bref ces « Territoires conquis de l’islamisme » pour reprendre le titre de l’ouvrage de Bernard Rougier (France-patriote du 21/01/20).

Or, plutôt que de prendre à bras-le-corps ces problèmes compliqués de sécurité publique et de respect de l’ordre républicain que fait Macron ? Il s’occupe de la PMA pour les couples de lesbiennes ou pose tout sourire au festival de la bande dessinée d’Angoulême avec un tee-shirt floqué « LBD 2020 » – allusion au si décrié lanceur de balles de défense – qui dénonce les violences policières, quand il ne se laisse pas aller à dire des âneries du genre : « un père n’est pas forcément un mâle ».

Sans parler des bourdes de ses ministres comme Muriel Pénicaud, qui se prend les pieds dans le tapis à propos du projet de loi portant à 12 jours au lieu de 5 le congé pour la perte d’un enfant (France patriote du 5/02/20) ; ou encore Nicole Belloubet, ministre de la Justice, accusée d’avoir justifié le « délit » de blasphème – qui n’existe pas en droit français – dans l’affaire Mila et qui doit ensuite s’excuser comme l’avait fait de son côté sa collègue ministre du Travail.

Etiquettes politiques aux municipales

Sans oublier l’ineffable Castaner dont la circulaire destinée aux préfets prévoyait de relever de 3 500 à 9 000 habitants le seuil d’attribution des étiquettes politiques aux élections municipales. 96% des communes représentant près de la moitié des électeurs étaient concernées par cette mesure. Voyant dans cette modification un « tripatouillage électoral » les oppositions avaient saisi le Conseil d’Etat. Celui-ci leur a donné raison obligeant le ministre de l’Intérieur à revoir sa copie. Autant de rétropédalages, synonymes d’incompétence, d’amateurisme, de négligence qui font désordre dans notre pays, tant ils décrédibilisent la parole ministérielle. En attendant c’est toute la France qui est la victime collatérale de la légèreté coupable de ses représentants.

Comment s’étonner dès lors de la perte de confiance des Français dans l’exécutif ? Selon les derniers sondages, seulement 25% des personnes interrogées – soit un électeur sur quatre – feraient encore confiance au président de la république. Le même niveau d’impopularité que Hollande après trois ans de mandat. Décidément le « nouveau monde » rêvé de Macron ne fait pas mieux que « l’ancien monde » ! A cette défiance vis-à-vis de l’exécutif s’ajoute une haine féroce, tenace, personnelle contre Macron, « le président des riches », coupé des Français, sans empathie ni bienveillance à leur égard.

Au lieu de rassembler son peuple, ce qui est le rôle et le devoir d’un président de la République française, il semble se complaire à le diviser et à faire se dresser les Français les uns contre les autres. Ils réclamaient du changement. En élisant Macron ils croyaient en finir avec les mesquineries politiciennes. Leur déception d’aujourd’hui est à la hauteur des espoirs qu’ils avaient placés dans ce candidat sur lequel, finalement, ils ne savaient rien.