Mais où vont-ils trouver l’argent avec toutes ces promesses ?

Ca commence à chiffrer ! Depuis des mois la France socialiste de Hollande distribue l’argent qu’elle n’a pas. Dés qu’un conflit s’allume quelque part, le pompier de service Valls court éteindre l’incendie en déversant des centaines de millions.

« La France va mieux » a affirmé jeudi soir le chef de l’Etat. Un diagnostic qui relève davantage de la méthode Coué que de la réalité de la situation économique. Certes, le déficit public a été ramené à 3,5% du PIB, au lieu des 3,8% prévus. Certes la croissance a pris un point en un an atteignant 1,2%. Des signaux positifs dus en grande partie à la baisse des taux d’intérêt et à la chute du prix du pétrole qui ont redonné du pouvoir d’achat aux consommateurs.

Est-ce suffisant pour céder à l’euphorie et lâcher la bride de la dépense publique ? Depuis quelques mois tout se passe comme si la dette de 2 087 milliards qui plombe notre économie avait été effacée d’un coup de baguette magique. Au diable l’avarice, l’argent coule désormais à flot. Les manifestations des éleveurs et des agriculteurs ont obligé le gouvernement à prendre l’année dernière des mesures pour venir en aide à ce secteur très menacé. Le plan de soutien à l’élevage de 366 millions auquel s’est ajoutée une « année blanche » pour l’Etat avec la restructuration de la dette des éleveurs n’a pas suffi à calmer la colère du monde agricole. Il a fallu que 5 000 paysans venus avec 1 700 tracteurs menacent de bloquer la capitale pour que le Premier ministre Manuel Valls annonce le jour même un plan d’aide à l’investissement d’un milliard par an pendant trois ans augmenté des 350 millions qui seront versés chaque année pendant trois ans par l’Etat, les collectivités locales et l’Union européenne.

La colère paysanne n’était pas retombée que les fonctionnaires dont le point d’indice était gelé depuis 2010 ont commencé à montrer les dents. Le gouvernement s’est empressé de négocier avec les syndicats acceptant le dégel du point d’indice avec une augmentation de 1,2%. Une addition de 2,4 milliards sur deux ans.

Plus question de réduire les effectifs de l’armée

Les tragiques événements survenus en France en 2015 et la persistance de la menace terroriste pesant sur notre pays ont conduit le gouvernement à renverser la vapeur. Plus question de réduire les effectifs de l’armée comme cela était prévu. Au contraire 2300 postes vont être créés au ministère de la Défense. 5 000 policiers et gendarmes seront recrutés sur deux ans. La Justice se verra dotée de 2 500 postes supplémentaires et la douane sera renforcée d’un millier d’agents. Coût total de ces dépenses : 815 millions d’euros environ.

Conséquence inattendue du projet de loi El Khomry, l’irruption des lycéens et étudiants dans les cortèges des manifestants a paniqué le gouvernement qui a cédé à leurs principales revendications en adoptant une série de « mesures pour lutter contre la précarité des jeunes à l’entrée sur le marché du travail ». Bien entendu, « Il ne s’agit pas d’éteindre une contestation » comme a cru bon de le déclarer l’impétueux Manuel Valls « mais de répondre à des inquiétudes profondes ». Coût estimé de ces mesures : 400 à 500 millions d’euros par an.

Attendez, ce n’est pas fini! Pour mettre fin au conflit qui oppose les taxis aux VTC le gouvernement, menacé d’une prise en otage de l’euro de foot cet été, a décidé de frapper un grand coup. Pour mettre tous les chauffeurs sur un même pied d’égalité il a proposé aux premiers de racheter leur licence. Une opération qui d’après le Think tank Terra nova, proche du PS, reviendrait à plus de 4 milliards d’euros. Une paille ! comme l’Etat socialiste est prodigue avec l’argent du contribuable il a même cru en finir avec cette interminable guérilla en accordant aux taxis une prime mensuelle de 135 euros par chauffeur, ce qui fait monter la facture à 4,5 milliards. Les taxis ont refusé avec dédain ces propositions. Comme les éleveurs et les agriculteurs ils veulent pouvoir vivre de leur travail et non des subsides de l’Etat.

Le coût de la « jungle » de Calais

Enfin pour couronner le tout, il faut ajouter à cette liste le coût de la « jungle » de Calais. Les renforts de CRS et de gendarmes mobiles reviennent à 150 000 euros par jour, soit 4,5 millions par mois. Il faut aussi compter les 25 millions d’euros des installations du nouveau camp. Le démantèlement des baraquements de la jungle et les 155 millions d’aides versées à la région pour compenser les pertes financières subies par les commerces et les entreprises. Soit au bas mot 250 millions dépensés en pure perte en quelques mois, montant dont il faut soustraire la généreuse contribution de 22 millions versée par la Grande-Bretagne.

Résumons-nous. Un peu plus de 4 milliards sur trois ans pour les agriculteurs. 2,4 milliards sur deux ans pour les fonctionnaires. 815 millions pour renforcer la sécurité. 500 millions pour les étudiants. 4,5 milliards pour les taxis. 250 millions au moins pour Calais. Et l’on arrive déjà au joli total de 12,5 milliards.

Où l’Etat socialiste compte-t-il trouver cet argent ? Pas dans la poche du contribuable, parole de président. Parie-t-il alors sur un redémarrage de la croissance ? ou compte-t-il sur les rentrées fiscales en provenance des paradis fiscaux, type « Panama papers »? On peut toujours rêver !

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