Mais puisqu’on vous dit que le lobby LGBT n’existe pas !

Il est pourtant bien présent et drôlement puissant comme l’actualité nous en fournit la preuve à travers deux exemples.

Agnès Thill est député La REM de l’Oise. Cette directrice d’école parisienne qui avait milité dans sa jeunesse au parti socialiste est en croisade depuis plusieurs mois contre l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et femmes célibataires. Dans un tweet elle a dénoncé l’autre jour « un puissant lobby LGBT à l’AN (assemblée nationale) ». Horreur et damnation ! Que n’avait-elle dit là ! Pareille audace ne pouvait rester sans réaction. « Ce terme de « lobby LGBT » est absolument inacceptable et n’a pas sa place dans le débat public » s’étouffe Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Tandis que la fielleuse Schiappa assure que « les fantasmes sur un lobby gay sont un premier pas vers l’homophobie ».

Dans les rangs des députés de la République en marche, c’est carrément l’hystérie. Certains voient en elle « la représentante de la Manif pour tous à l’assemblée », d’autres demandent sa suspension, voire son exclusion du groupe. Heureusement que les bûchers n’existent plus car la malheureuse aurait péri brûlée vive.

Mais Agnès Thill ne se laisse pas faire et rend coup pour coup. « Je ne représente aucune religion. Encore moins une minorité religieuse radicale. Ni la Manif pour tous » se défend-elle avant de lancer : « Peut-on encore parler dans ce pays sans être aussitôt catalogué de réac, conservateur, religieux, homophobe ? ». Pour tenter de calmer le jeu elle dit « regretter ses propos qui ont pu heurter ».

Tweet blasphématoire

Mais ce n’est pas suffisant pour Philippe Grangeon et Gilles Legendre respectivement président par intérim de La Rem et président du groupe à l’Assemblée nationale. Ils auraient voulu que la « dissidente » fasse amende honorable et présente des « excuses » pour son tweet blasphématoire. Aussi lui adressent-ils par écrit des remontrances. « Ce n’est pas la première fois que nous sommes amenés à te mettre en garde contre les excès que revêtent parfois tes prises de position publiques. Au moment où nous souhaitons tous que le débat sur la bioéthique se déroule dans un climat apaisé, ce sera la dernière » menacent les deux cerbères de l’orthodoxie macronienne qui poussent l’hypocrisie jusqu’à se déclarer « étrangers à tout ce qui ressemblerait à une police de la pensée ».

C’est étrange comme le prétendu nouveau monde de Macron ressemble à celui d’avant. Notre ami Christian Vanneste est bien placé pour en témoigner. L’ancien député (UMP) du Nord avait été accusé de « propos homophobes » et de « négationnisme » en février 2012 à l’occasion d’une controverse sur la déportation des homosexuels français pendant la Seconde guerre mondiale. Suite à quoi l’UMP lui avait retiré son investiture pour les législatives du mois de juin et engagé contre lui une procédure d’exclusion. « C’est le lobby gay qui crée la polémique » avait lancé le parlementaire en sursis qui l’année même où il quittait l’UMP fondait le RPF (Rassemblement du peuple français) dont il est toujours président.

La justice lui donnera finalement raison. Il obtiendra même la condamnation de ses accusateurs pour diffamation. Mais le mal dans l’opinion avait été fait et il ne retrouvera pas son siège au palais Bourbon. Le lobby fantasmé qu’il dénoncera dans un livre M… au lobby gay paru en 2013 chez Mordicus, avait finalement atteint son but.

Agnès Thill, subira-t-elle le même sort que Christian Vanneste ? L’avenir nous le dira. Tout particulièrement quand le débat sur la bioéthique viendra en séance devant l’Assemblée nationale. C’est là que des voix discordantes risquent de se faire entendre au sein du groupe La Rem. On imagine déjà les pressions qui s’exerceront sur les récalcitrants pour que la loi, promesse électorale de Macron, soit votée. Le système est bien verrouillé.

Miliciens de la pensée unique

Le lobby qui n’existe pas mais dont l’efficacité est redoutable n’est pas l’apanage de l’Assemblée nationale. Loin s’en faut !

A Toulouse il a pris pour cible Philippe Soual, un professeur agrégé de philosophie, enseignant à l’Institut catholique de Toulouse et au lycée Pierre de Fermat. Cet universitaire, extérieur à l’établissement, avait été sollicité pour aider les étudiants à préparer l’agrégation. Les cours devaient démarrer en ce mois de novembre.

Mais les miliciens de la pensée unique veillent. Un tract est distribué pour dénoncer l’enseignant qualifié de « porte-parole de la Manif pour tous ». Philippe Soual est en effet intervenu en 2015 à l’université d’été de la Manif pour tous pour critiquer la « Théorie du genre ». Impensable pour ces défenseurs de la cause des minorités ! « Ici, nous sommes des étudiant(e)s TRANS, PD, GOUINES,BI et nous trouvons cela inacceptable » peut-on lire sur le tract. Le lobby agit cette fois à visage découvert. Il se sent suffisamment fort pour se manifester. Et la direction de l’Université va céder à ces tenants de l’agit-prop. Elle justifie par un communiqué sa décision devant « les risques potentiels de troubles entre lui (l’enseignant) et certains étudiants, dans le contexte troublé que connaît l’université du fait de la proximité des élections, le département de philosophie de l’université Toulouse 2 Jean-Jaurès a estimé plus prudent d’annuler sa venue ». Surtout pas de vague ! Une fois de plus, une petite minorité impose sa loi à la majorité silencieuse. C’est la dictature de la pensée unique version LGBT. Celui qui n’est pas d’accord avec elle n’a pas le droit de s’exprimer.

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