Migrants de Calais : mais où sont les femmes ?

La question est-elle taboue ? Toujours est-il que personne dans la classe politique ou les médias ne se demande pourquoi on ne voit que des hommes quitter la « jungle » de Calais ?

On les fait monter dans des cars confortables pour être dirigés vers des centres d’accueil. Des hommes jeunes venus pour la plupart de l’Afrique sub-saharienne, du Soudan principalement et qui n’avaient qu’un seul espoir, un seul désir : passer en Angleterre. La Grande-Bretagne comme eldorado. Eh bien non ! Ils ne verront pas les côtes de la blanche Albion. Pas tout de suite du moins! Il leur faudra attendre que leur situation soit examinée par les autorités françaises. On se demande d’ailleurs bien pourquoi nos fonctionnaires se chargent d’un travail qui incomberait normalement aux britanniques !

Réactions hostiles

En attendant, ceux que l’on appelle les « migrants », mais que nous qualifierons de « clandestins » puisqu’ils sont entrés illégalement dans notre pays, sont pris en charge par l’Etat et logés aux frais du contribuable dans des centres de vacances ou des établissements désaffectés réquisitionnés par les préfectures, sans que les élus n’aient été consultés. Une absence de concertation qui provoque des réactions hostiles de la part des élus et des habitants concernés. Un très mauvais signal que donne ce pouvoir finissant aux millions d’hommes qui, au-delà de la Méditerranée, attendent de venir en France. Car, le mensonge d’Etat, relayé par les médias qui consistait à nous faire croire que les embarcations qui s’échouaient sur les côtes italiennes étaient remplies de réfugiés fuyant leur pays en guerre n’a pas résisté à la réalité des images. Les Syriens, les Irakiens ou les Afghans ne représentent qu’une infime partie de ces nouveaux « Boat people ». La très grande majorité d’entre eux sont, en réalité, des migrants économiques. Des hommes à 90 % qui viennent en Europe, et en France tout particulièrement, profiter des avantages sociaux qu’offre, encore, notre pays. Une immigration clandestine qui s’était fixée sur Calais depuis des années et qu’il aurait fallu traiter comme telle. A savoir, reconduire tous ces étrangers indésirables dans leur pays d’origine. La France ne pouvant accueillir toute la misère du monde, comme l’avait si bien dit en son temps un certain Michel Rocard.

Déboutés du droit d’asile

Car, que va-t-il se passer désormais ? En dépit des discours officiels, les occupants de la « jungle » de Calais ne vont pas tous accepter de rejoindre les fameux CAO (centres d’accueil et d’orientation). Ceux qui sont décidés coûte que coûte à passer en Angleterre vont se soustraire aux autorités et s’égayer dans la campagne vivant de rapines et de mendicité. A ceux-là se joindront tous ceux qui sont certains de ne pas bénéficier du droit d’asile. Combien sont-ils ? des centaines ? des milliers ? Les jours qui viennent permettront de faire une estimation approximative. Quand à ceux qui ont accepté l’offre des autorités d’être hébergés dans les CAO en attendant que soit examinée leur situation, nombre d’entre eux seront déboutés du droit d’asile. Combien accepteront de rentrer chez eux suite à l’obligation de quitter le territoire français ? Le dernier rapport de la Cour des comptes indique que 4 % seulement des étrangers en situation irrégulière acceptent la décision. Ce qui n’est guère encourageant !

Voilà donc des gens qui ne voulaient pas venir chez nous et qui finiront cependant par y rester en bénéficiant de la générosité des pouvoirs publics et des associations d’aide humanitaire. Au titre du regroupement familial ils pourront même faire venir femmes et enfants, de façon officielle cette fois. Un tour de passe-passe pas très glorieux auquel s’est prêté le pouvoir en misant sur la propension naturelle des Français à s’émouvoir devant les malheurs du monde. Quand Jean Raspail a publié en 1972 « Le camp des saints » il a été insulté, traîné dans la boue par l’intelligentsia de la pensée unique. Dans ce roman visionnaire, l’écrivain évoquait la vague migratoire venue de l’autre rive de la Méditerranée qui allait submerger la France. Il imaginait un dernier carré de fidèles et de combattants composé de patriotes attachés à leur identité et à leur terroir qui s’insurgeaient contre la fraternité générale et le grand métissage. Un scénario qui est, malheureusement, en train de se réaliser ! Mais, comme disait l’autre : le pire n’est jamais certain !