Pourquoi la nuisible Taubira a été contrainte à la démission !

Elle était, sans doute, la femme la plus détestée de France. Même à gauche on ne la supportait plus. François Hollande ne la maintenait au gouvernement que pour des raisons bassement politiciennes. C’est finalement le projet de révision constitutionnelle portant sur la déchéance de la nationalité auquel elle était opposée qui aura précipité sa chute.

Celle qui préférait vider les prisons que poursuivre les délinquants et les criminels. Celle qui s’employait à détruire méthodiquement le système judiciaire. Celle qui aura réussi à faire descendre dans la rue policiers, avocats, juges, notaires, huissiers et autres auxiliaires de justice. Celle qui a fracturé en profondeur la société française avec la très controversée loi sur le mariage pour tous. La doctrinaire Christiane Taubira a dû, finalement, jeter l’éponge.

Il est vrai que la situation était devenue intenable pour elle depuis un mois. Depuis le 22 décembre dernier, très exactement, lorsqu’elle avait accordé une interview à une chaine de radio algérienne où elle s’était voulue rassurante sur la question de la déchéance de nationalité pour les binationaux. Désavouée deux jours plus tard par le président de la république en conseil des ministres, priée de ne plus s’exprimer sur ce sujet, la garde des Sceaux était depuis réduite au silence. Chose insupportable pour cette femme indépendante, à l’égo démesuré, qui maniait le verbe avec arrogance, surtout pour répondre à ses adversaires politiques.

Longtemps elle avait été protégée par son statut d’icône de la gauche. Après le départ de Benoit Hamon, d’Arnaud Montebourg et d’Aurélie Filippetti du gouvernement, elle restait la caution dont François Hollande avait besoin pour maintenir la cohésion dans son propre camp. Mais la situation s’était tendue au fil des mois entre le chef de l’Etat et la garde des Sceaux. Comment envisager une candidature à la présidentielle avec un ministre aussi sectaire, aussi ancré à gauche, aussi imprévisible dans ses déclarations ? Christiane Taubira était devenue un boulet politique pour le président de la république. Elle ne lui était plus d’aucune utilité. Il devait donc s’en débarrasser et au plus vite. De son côté la frondeuse se sentait de plus en plus mal à l’aise dans ce gouvernement social-démocrate où elle était contrainte au grand écart permanent.

Désormais les choses sont plus claires. Et tant François Hollande que Manuel Valls vont avoir les coudées franches pour mener une politique pénale qui sera davantage en accord avec les attentes des Français, mais aussi avec les revendications exprimées tant par les policiers que par les professionnels de la chaine judiciaire désorientés par un laxisme préjudiciable à l’ordre public et à la sécurité des personnes et des biens.

Pas sûr cependant que le couple exécutif soit pleinement satisfait de ce « divorce à l’amiable ». En retrouvant sa liberté de parole, Christiane Taubira ne va pas se priver de dénoncer la politique d’un gouvernement auquel elle n’appartient plus. Peut-être sera-t-elle tentée de participer à une éventuelle primaire de la gauche ? Mais, avec le soutien de l’aile gauche du PS et d’une partie des écologistes, elle pourrait aussi bien se mettre sur les rangs pour la présidentielle de 2017.

On se souvient qu’en recueillant 2,32% des voix au premier tour de la présidentielle de 2002, elle avait contribué à l’élimination de Lionel Jospin au profit de Jean-Marie Le Pen. Un cauchemar qui risque de hanter les nuits de François Hollande !